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THOR : LOVE AND THUNDER... la déchéance des Asgardiens.

Oups, parfois on ferait mieux de rater un film du MCU…

D’entrée de jeu, vous aurez compris que je n’ai pas apprécié Thor, Love and Thunder. Il faut avouer que dans les licences Marvel Cinématique, l’entreprise Disney ne ménage pas ce personnage. Elle l’a rendu dépressif, passif et bedonnant, à présent Taika Waititi (Scénariste et réalisateur) contamine son entourage. Attention spoil (en bleu).

 

Thor
Thor, version rock année 80 ?

 

Les censés fiers Asgardiens qui ont survécu au « Ragnarock » se sont installés dans un village de pêcheurs sur un Fjord. Bien… mais ils l’ont aussi transformé en pseudo parc d’attraction. What’s the fuck ! Ou comment dénaturé des personnages reflétant une tradition ancestrale et un mode de vie ancien préservé. Je ne reparlerai pas de la multiethnicité de ces dieux nordiques, une aberration selon moi. Qui irait imaginer un dieu égyptien blond aux yeux bleus ? Et ne me faite pas dire ce que je n’ai pas écrit, je suis pour la multiethnicité dans les films tant que cela respecte l’Histoire et les personnages. Bref, cela reste un détail face aux ratés de ce film. Je ne parle même pas de Valkyrie dirigeante des asgardiens qui fait de la pub (pour un shampoing).

Restons chez les Dieux puisque nous en croisons beaucoup, même le ridicule Dieu des Raviolis (Et oui…). Zeus (Russel Crowe) tient le pompon du risible. Qu’il soit égocentrique se conçoit, mais en faire un gugusse showman ! Tous les dieux sont ridiculisés de la sorte. Certes le concept est de démontrer encore plus que l’incompétence des Dieux, leur égoïsme et j’m’en foutisme de l’humanité, mais trop c’est trop est dénature le propos.

 

Thor Zeus

 

Car au premier niveau, le propos est bel et bien de dire que les Dieux qui ne s’intéressent plus à leurs créations et donc n’interviennent plus pour les protéger ne méritent pas le titre de Dieux, ni même des disciples. Si l’on pousse un peu la réflexion, on peut voir dans cette assemblée divine, une représentation de nos gouvernants et donc une accusation de ne se préoccuper que de leurs intérêts et pas de ceux de leurs citoyens. Intéressant, mais totalement oblitéré par le ridicule imprimé au film dès le début et au moins jusqu’au deux tiers. Sauf qu’ensuite, il est dur de se remettre dedans (première fois que je vois autant de spectateurs quitter la projection d’un film du MCU !)

 

Thor Gor

 

Ce propos est appuyé par le vilain de l’histoire : Gor remarquablement joué par Christian Bale. C’est le point fort du film (presque le seul). Personnage sombre à souhait, portant la haine des Dieux passifs, il incarne parfaitement le propos. Dans les Comics sont épopées fut forte et magistrale. Ici, elle aurait pu l’être si l’ambiance général du film n’avait pas brisé cette obscurité. Voulant à tout prix faire des films familiaux, le MCU tue doucement mais sûrement les personnages marvéliens.

Le ridicule tue donc, même le jeu des acteurs. Si Christian Bale est excellent, dans le contexte du film voulu par Waititi, aucun des autres acteurs n’arrivent à hisser son personnage à un niveau correct. Etonnement Chris Hemsworth qui n’est pourtant pas le meilleur des acteurs et n’a pas fait preuve d’une grande diversité de jeu (y compris dans Spiderhead) s’en sort plutôt mieux que les autres. Du coup, nous ne croyons guère aux personnages qui font très factices, y compris dans leurs sentiments.

Ainsi même Jane Foster, incarnée par Natalie Portman (pourtant excellente en général) n’arrive pas à nous toucher, ni dans ses sentiments pour Thor ni dans sa lutte personnelle. Car là aussi, le sujet de choisir entre vivre longtemps ou se réaliser était d’importance, pouvant faire écho au débat sur l’euthanasie et au fait de choisir son destin. Hélas l’environnement du film brise le sujet.

Je passerai sur Korg, plus ridicule que jamais (pire qu’un Jar Jar Bing !) ou sur les jeunes asgardiens qui ressemblent plus à de gentils américains tirés d’une série TV Disney et qui tirent le film vers un public très jeune. Idem pour l’armure rutilante de Thor, presque « fake ».

 

Thor

 

Les idées de fond du film sont donc bonnes, issus de runs dans les comics qui étaient plus riches, sombres et intelligents, mais elles sont gâchées par le ton donné dès le début du film et sur deux tiers de celui-ci au minimum.

Rien à sauver donc ? Pas grand-chose, si ce n’est l’affrontement sur la lune sombre en noir et blanc, magnifiquement esthétique ou l’affrontement final avec la coordination des combattants fort bien chorégraphié.

Bien insuffisant.

THOR : LOVE AND THUNDER... la déchéance des Asgardiens.

Prochainement : quelques interrogations sur la série Miss Marvel

Et pas mal de livres à chroniquer.

Vous pourrez aussi me retrouver au Broc'Land Geek de Melun
les 10 et 11 septembre 2022.

 

Tag(s) : #Chronique Cinéma, #Marvel
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