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VESPER CHRONICLES : un univers foisonnant.

Intrigué par le côté étrange et quelque peu féérique des végétaux vu dans la bande-annonce, je me suis laissé attirer par ce film.

Futur post catastrophe écologique où les tentatives de manipulations génétiques des la flore et la faune, loin d’avoir sauvé le monde ont précipités les choses. Quelques cités de privilégiés survivent bien, à ce qu’en disent ceux qui vivent dans des terres dévastées où la seule végétation se résume à des créatures agressives (pour la majorité). Quant à la faune, il n’en reste quasiment rien, si ce n’est quelques insectes. Les nantis des cités vendent des graines aux survivants pour qu’ils puissent cultiver un peu, mais ces graines donnent des plants stériles (comme c’est déjà le cas pour de nombreuses productions céréalières).

 

 

Vesper (Raffiella Chapman) vit seule avec son père Darius (Richard Brake) dans une cabane au fond d’une forêt. Le corps de celui-ci est inerte et maintenu en vie par quelques machines bricolées alors que son esprit est projeté dans un robot-bulle. Important, Vesper est un petit génie de la biologie végétale et peut-être pourrait-elle percer un secret…

Leur vie va être bousculée lorsque la navette d’une jeune femme venant d’une cité s’écrase près de chez eux. Doivent-ils aider Camélia (Rosy McEven) alors que cela peut mettre en danger leur fragile équilibre ?

 

 

D’emblée, il faut avouer que nous sommes sur un film plutôt Ados / Young Adult. L’intrigue se complexifie de rivalités (JonasEddie Marsan), mais aussi de considérations évidentes sur la manipulation génétique, la menace d’une catastrophe écologique ou l’hégémonie tyrannique des puissants détenteurs des ressources, même si d’évidence tout n’est pas parfait au paradis.

Camélia à la peau d’ivoire et à la beauté « parfaite » est aussi impeccable surtout comparé à la crasse marquée de ceux de dehors. Elle a un petit côté Marie Ingals (adulte et aveugle) dans sa tenue et ses gestes. Bref elle est vraiment décalée par rapport à Vesper et aux autres enfants que l’on croise dans le film (et qui sont exploités). La relation que les deux filles créée est bien mise en place et développée sans en faire trop.

 

 

L’univers est riche. Et même si le film n’aborde certains aspects de celui-ci par que par quelques touches, l’ensemble se construit sans problème. Comme je le disais, les plantes sont fascinantes. Si certaines sont réellement inquiétantes et dangereuses, d’autres, en particulier dans la serre, ont une poésie à la Miyazaki. Le costume des « errantes » rappelle aussi certains Yokaïs de l’illustre créateur.

Les effets spéciaux sont clairement réalisés « à la main » et non en technologie virtuelle pour une bonne partie, ce qui rajoute un réel charme à ce film tourné en décor naturel (mis à part la maison de Vesper)

 

Une vraie originalité à partir d’un mélange de sujets de SF classiques et un univers nouveau et fascinant. Je vous invite à donner sa chance à ce film Franco-belgio-lithuanien.

VESPER CHRONICLES : un univers foisonnant.
Tag(s) : #Chronique Cinéma
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