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MISSION EURAMI, une intrigue crescendo.

La version intégrale de Mission Eurami vient de sortir. Bien entendu elle reprend les premières pages précédemment parues sous le sous-titre « un nouveau départ ».  À partir de la 117e page, c’est donc de l’inédit qui va vous tenir en haleine jusqu’à la page 420, car l’autrice A. Prétot sait garder les révélations bien au chaud.

 

Par la guerre, l’humanité a ravagé la Terre la rendant inhabitable. Une petite fraction des hommes a pu fuir jusqu’à Mars. Sur la planète rouge, une nuée de satellites génère une atmosphère respirable pour l’homme. La société s’est réorganisée et a retrouvé une nouvelle vie actuellement sous la direction du président Johnson.

Mais le destin semble les poursuivre, une arme de guerre terrestre perdue fonce vers Mars et sa trajectoire va anéantir la nuée de satellites. Il n’y a aucune autre solution qu’évacuer à nouveau. Seule destination possible : Eurami, un planétoïde expérimentalement terraformé.

Si l’information de la menace doit demeurer secrète pour éviter toute panique, le CNA (centre national d’astronomie) qui a identifié le danger doit organiser les départs sous prétexte de voyages « touristiques » offerts à certains élus. En effet, seuls des choisis pourront partir, cela inclut les membres du CNA dont les équipages, mais aussi les familles de ceux-ci.

Quand Jean Martin adolescent de 17 ans est convoqué par Jones le directeur du CNA il ne s’attend pas à ces nouvelles, ni même à être invité à devenir membre d’équipage, ce qui sauvera ainsi ses parents. Seul autre ado dans son cas : Lyssia Jones. Il ne peut qu’accepter sauvant ainsi ses parents de la catastrophe, mais que peut-il faire pour ses deux meilleurs amis Elvin et Ewige Mélac.

 

D’emblée la question qui se pose à nous est : pourquoi Jean est-il enrôlé ? Si le cas de Lyssia est évident puisqu’elle est à la fois fille du directeur, au fait de la CNA et plutôt très douée en particulier en informatique, Jean n’a rien de spécial comme a tendance à l’indiquer son nom presque fade pour un héros de roman. Une question qui poursuit le lecteur, mais qui trouvera réponse comme toutes les autres interrogations que l’on se pose. Rien ne restera un mystère et la logique du récit sera respectée.

 

La centaine de premières pages nous confronte aux préparatifs des vaisseaux, mais aussi à l’émergence d’une opposition, les Veilleurs qui semblent avoir compris la réalité de l’exode derrière ses voyages, même si la population ne semble pas y croire. Ces hommes de l’ombre auront le soutien de Xuan opposant à Johnson pour que ceux qui peuvent partir soient tirés au sort. Un bras de fer commence.

Peu de suspens dans cette première partie si ce n’est les tentatives de Jean pour sauver ses amis, mais une mise en place indispensable pour la suite du roman.

 

 

Le premier décollage se fera enfin ; Jean est à bord du plus archaïque des vaisseaux l’Anwiss II sur lequel, il est en charge d’une partie des passagers.

À partir de là, le récit prend une nouvelle ampleur à commencer par… un attentat et des clandestins. Les interrogations se multiplient et elles font partie intégrante du suspens qui tient le lecteur. Les « pourquoi » et les « qui » se succèdent alors que l’action se met en place. L’ensemble s’intensifie sans cesse dans un véritable tourbillon d’événements jusqu’à la résolution finale.

 

Si le début m’a laissé un peu perplexe, je dois dire que le crescendo du récit après ce fameux premier décollage m’a fasciné. Chaque page m’a passionné un peu plus que la précédente. Mon envie d’avoir des réponses n’a fait qu’accroître avec ma frustration de ne pas les avoir de suite. Les rebondissements menant vers un nouvel aspect du récit sont autant de points pivots qui amplifient l’intérêt du livre.

 

Le fait que les deux personnages principaux soient des ados justifie la parution de Mission Eurami dans la collection « Clairière des Mystères » pour les jeunes adultes. Cependant ce roman pourra également passionner leurs aînés de par l’intrigue et du fait des autres personnages présents qui prennent une grande place, en particulier les pilotes Amélia Petersen, Mark Leatherman et Raymond Jung, tous trois également porteurs du récit.

 

Mission Eurami est dans le registre du space opera qui ne se soucie pas des explications technologiques. Certes la vie sur Mars telle qu’elle est proposée est loin d’être réaliste, ni même la vitesse de déplacement des vaisseaux entre Mars et Eurami et je ne parlerai même pas de la terraformation d’Eurami. Nous ne sommes pas sur du hard Science à la Kim Stanley Robinson (la trilogie martienne), aussi si vous ne voyez que par cela, oubliez Mission Eurami (mais aussi Star Wars et bien d’autres). Ici, c’est l’intrigue et les personnages qui comptent, pas l’exactitude scientifique.

 

N'oublions pas la magnifique couverture réalisée par Shin Touch.

 

Bien écrit, sans guère de répits après la pause introductive, Mission Eurami est un roman passionnant. Faites-vous plaisir et voyagez – à vos risques et périls – à bord de l’Anwiss II et son décorum si kitch en direction d’Eurami.

 

à retrouver aux Editions Kelach : 

 

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