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     Voici le dernier opus d’Apocalypsis, série en 5 livres d’Eli Esseriam et soyons clair, il nous apporte une conclusion à la hauteur des précédents tomes. Beau montage et qualité d’écriture sont encore au rendez-vous.

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     Il me semble délicat de raconter ne serait-ce que le début du final d’une pentalogie sans en dire trop…. ou pas assez. Je me contenterai donc de peu.

     Il est temps pour les 4 Cavaliers de l’Apocalypse de se retrouver. A Edo, Maximilian et Elias d’aller secourir Alice en mauvaise posture depuis le tome qui lui est consacré. Ils devront se confronter non seulement au mystérieux groupe qui s’oppose à leur destin mais aussi à un ennemi d’une toute autre mesure.

 

     Au risque de me répéter, l’écriture Magistrale (noter la majuscule) d’Eli Esseriam nous emporte dans son univers et le destin qu’elle a tissé – au non de Dieu – pour les quatre adolescents voués à anéantir le monde sauf 4400 élus.

     Les parcours se croisent et se décroisent apportant un éclairage sur des vies, des personnalités, des chemins. Des éléments, des individus de second plan sont mis en avant selon une vision  en coulisse (qui mériterait même de tout relire si j’en avais le temps pour une seconde approche de l’ensemble). L'auteure en profite pour jouer du Je qui saute d'un acteur à l'autre, nous permettant d'explorer l'âme derrière le paraître.

     Ce fameux ennemi que j’évoque plus haut est inattendu et pourtant si évident dans ce miroir de parité. Un rebondissement (im-?) prévisible qui amène son propre regard sur l'histoire, sur l'Apocalypse, sur l'affrontement et sur Dieu lui-même.

     Quant à la fin… ce choix entre noir et blanc. Eli Esserian nous apporte une solution, sa solution inventive à ce dilemme. Car imaginative, l’auteure l’est comme le prouve ce que je qualifierai d’un épilogue, un alpha à cet Oméga, à moins que ce ne soit l’inverse.

 

     En toute honnêteté, cette conclusion originale me satisfait, mais peut-être que certains regretteront que l’auteure n’ait pas opté pour un choix plus « tranché ». J’aime cette richesse, cette sophistication et au final la maturité de cette fin.

     Dans cet élan d’appréciation de l’ensemble de la série, je mettrai deux minis bémols pour ce dernier opus qui ne retirent en rien la qualité intrinsèque d’Apocalypsis.

     Tout d’abord j’aurai aimé en savoir plus sur les 144 000. A moins qu’un détail m’ait échappé, je manque d’infos à leur compréhension.

     Ensuite, les Clairvoyants. Merveilleuse idée qui hélas n’est utilisée que très superficiellement (faute de place ?, choix délibéré ? Idée avortée par la tournure de l’histoire ?).

     Au final, ces deux bémols semblent naître d’un volume qui aurait mérité d’être un peu plus épais, mais aussi de la nécessité de condenser ces faits dans le dernier tome sans pouvoir rien (ou presque) en dire dans les précédents pour ne pas dévoiler trop tôt certains éléments.

 

     Ceci étant dit, Apocalypsis est une série incontournable tant par son intelligence, le cynisme froid de ses personnages, sa réflexion et la qualité indéniable de son écriture.

Je me répéterai une dernière fois : A LIRE !!

 

Tag(s) : #Chronique Littérature

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