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Une fable écologique inspirée (très librement) d’un roman allemand de 1949 « La conférence des Animaux » (Die Konferenz der Tiere), d’Erich Kästner.

Dans ce roman les animaux finissaient par imposer aux politiciens du monde entier des décrets afin de préserver la Terre pour les générations futures.

 

Animaux-et-Cie.jpg

 

Le propos du film est simple. Le delta de l'Okavango se retrouve à sec de la faute des hommes qui ont construit un immense barrage en amont pour créer un lieu « paradisiaque » pour le tourisme. Tout cela sous l’indifférence des politiciens et des conférences écologiques à répétition n’aboutissant à rien.

Sous la direction de Billy (Elie Semoun), le chien de prairie, de Socrate le lion végétarien (Sigh !) (Jacques Perrin) et de quelques autres dont Charles, le Coq (Yves Lecoq avec une voix très Chiraquienne), les animaux de l’Okavango, mais aussi (hélas) de tout horizon vont partir affronter cet obstacle, son directeur et son affreux chasseur. Bien sûr, ils auront l’aide discrète de la fille du directeur. Par ce soutien et sa fin, le film revient au propos du roman.

 

Si les images sont corrects (je ne l’ai pas vu en 3D), l’utilisation de célébrités pour certaines voix n’apportent rien.

 

J’ai trouvé ce film très décousu.

 

L’intervention d’animaux venant des quatre coins du monde (Pôle Nord, Galápagos, Australie et même France) et se retrouvant ensemble en Okavango créé (pour les adultes) une aberration totale. La présence de la plupart d’entre eux n’apporte rien sauf la symbolique des deux tortues âgées de plus de 700 ans. Elles représentent clairement la voix et la mémoire de la Terre ainsi que la force de l’amour émanant de Gaïa. Le Diable de Tasmanie péteur amuse une fois, peut-être deux et puis….

 

Le but premier de ces animaux est d’évoquer quelques problèmes écologiques : réchauffement climatique via la fonte de la Banquise, feux de brousses par la négligence humaine, marée noire et pour le coq, l’élevage en batterie est évoqué ainsi, sans doute, qu’une apologie du végétarisme (le lion s’y est bien converti…). Le sujet aurait pu l’être sans pour autant intégrer ensuite ces animaux dans l’histoire.

 

 

Les personnages n’ont pas un grand intérêt par eux mêmes. Billy s’en sort un peu mieux, mais le trop, tu le suffisant (couleur de peau différente, relation filiale…).

 

Peu d’humour, un film manquant de dynamisme, des phases musicales incongrues et sans intérêt ; je me suis ennuyé.

 

Clairement un film que les parents vont plus supporter qu’apprécier. Reste qu’il n’a pas déplu à mes deux filles (8 et 11 ans), même si il ne les a pas marquées plus que ça.

 

Tag(s) : #Chronique Cinéma

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