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Petite revue tardive sur Dark Shadows, film de Tim Burton inspiré d’une série éponyme diffusée de 1966 à 1971 (1225 épisodes tout de même).

 

1792, La famille Collins immigrée en Amérique est devenue riche et puissante par le commerce de la pêche. Ils sont les notables de la petite ville rebaptisée Collinsport. Cependant le fils, Barnabas (Johnny Depp), héritier de cet empire, brise le cœur d’une des servantes de la maison, Angélique Bouchard (Eva Green) en demandant la main de Victoria Winters (Bella Heathcote).

Manque de chance Angélique est une sorcière qui pousse Victoria à se suicider et transforme Barnabas en vampire pour qu’il souffre éternellement, poussant le sadisme à l’enterrer vivant dans un cercueil.

 

Presque 200 ans passent. Le commerce de la famille Collins a périclité face à sa concurrente qui n’est autre qu’Angélique toujours vivante et jeune grâce à sa magie. Des travaux libèrent Barnabas de son cercueil. Après avoir étanché une petite soif, le vampire retrouve ses descendants et décide de remonter l’affaire familiale en s’opposant à Angélique.

 

On retrouve partiellement l’univers gothique de Tim Burton, essentiellement dans la maison des Collins, les scènes de 1792 et dans une autre mesure dans la scène finale. Cependant, on peut dire qu’il a été plus modéré dans son approche aussi bien dans le style que dans l’exagération ou l’humour.

 

Le film hésite donc entre genre vampirique à « l’ancienne », parodie de ces séries d’époque et humour. Ce défaut de position donne une saveur un peu fade à l’ensemble même s’il y a quelques passages plus intéressants que d’autres.

 

Cette hésitation se retrouve dans le jeu d’acteur avec un Johnny Depp plus modéré, une Michelle Pfeiffer excellente mais dont el rôle d’Elizabeth Collins ne lui laisse pas la possibilité de jouer dans l’extravagance. Il en va de même pour les seconds rôles de la famille Collins (le frère et les deux enfants). Seul bémol, la psy, le Dr Hoffman (Helena Bonham Carter) un peu plus barré que les autres.

 

On peut regretter aussi le peu de cas qui est fait au décalage temporel du personnage qui se limite presque aux quelques scènes vues dans la bande annonce. De même le côté « famille Adams » n’arrive que trop tardivement.

 

Au total, aimant habituellement les Burton, j’attendais peut-être trop de ce film ; j’ai donc été déçu par son manque d’excès et la trop grande retenue des acteurs. Peu et à déjà fait beaucoup mieux même si Dark Shadows n’est pas non plus un film mauvais.

 

A éviter avec les moins de 9/10 ans, entre autre pour le final ou la scène du réveil de Barnabas.

Tag(s) : #Chronique Cinéma

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