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Happiness Thérapy : comédie romantique en 2 temps.
 
 
Suite à un événement désagréable, Pat (Bradley Cooper) a craqué ce qui l'a conduit dans un hôpital psychiatrique pour soigner sa bipolarité découverte à cette occasion. Six mois plus tard, libre, il garde un amour son borne pour son épouse et veut la reconquérir, même s'il ne prend pas ses médicaments et s'il a une injonction de se tenir à distance d'elle.
Devant vivre chez ses parents entre une mère aimante et compréhensive Dolores (Jacki Weaver) et un père superstitieux et joueur invétéré Pat Sr. (Robert De Niro), il va croiser la route de Tiffany (Jennifer Lawrence), jeune veuve dépressive.
Celle-ci accepte de l'aider à retrouver sa femme si en échange il participe avec elle à un concours de danse.
 

 
 
Cette romance est somme toute assez banale, commençant par la confrontation de deux personnalités qui s'associent sans paraître s'apprécier. Toutefois elle devient originale par la personnalité des deux protagonistes et leur déséquilibre psychique respectif, même si ceux-ci sont plus un ressort scénaristique qu'une exploration d'une pathologie.
 
Le metteur en scène choisit de schématiser leur évolution, en particulier l'état émotionnel de Pat, par sa manière de filmer.
Au début du film, les plans se succèdent rapidement, sautant d'un angle de vue à un autre en un zapping parfois effréné. Ajouté à cela une foison de gros plans et le spectateur a vite le tournis. Sur ce point, j'ai trouvé cette première partie assez désagréable, même si je comprends le parti pris de David O. Russel qui veut nous plongé dans l'état confusionnel de son patient.
Pat se restructurant et s'apaisant la caméra se discipline également, nous gratifiant de plans plus longs et plus larges. Ouf !
 
Les acteurs s'en sortent plutôt bien même le rôle de Pat Sr. ne restera certainement pas un des rôles phare de De Niro, même si son personnage se dévoile peu à peu durant l'histoire. De son côté, Cooper arrive à composer avec la maladie de son personnage et jouer avec l'évolution de sa psyché. Quant à Lawrence, elle gagne en profondeur et en qualité de jeu dans ce film - je l'avais trouvé plus quelconque dans Hunger Game où elle tenait le rôle titre. Elle apporte un réel plus au film.
 Happiness Therapy - Tiffany - Jennifer Lawrence
 
Happiness Thérapy reste un gentil film, positif, dont l'intérêt réside essentiellement dans ses personnages déséquilibrés. Désagréable au début de part sa mise en image bousculée, il gagne en sympathie par la suite mais n'a tout de même pas réussi à me convaincre totalement.
Tag(s) : #Chronique Cinéma

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