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Deux émirats en guerre arrivent à une entente laissant neutre une terre entre les deux royaumes « la bande jaune ». Pour sceller celle-ci le vainqueur, Nessib (Antonio Banderas) prend les deux enfants du Roi Amar (Mark Strong) sous sa tutelle. Ils grandiront sous sa bienveillante autorité sans jamais revoir ni leur père, ni leur mère jusqu’au jour où des américains découvrent du pétrole dans « la Bande Jaune ».

 

Nessib commence à exploiter faire exploiter ce pétrole espérant enrichir son pays, mais Amar ne le voit pas ainsi : il est contre ce pétrole qui ne peut qu’apporter la destruction de leurs traditions et mode de vie.

 

Le cadet d’Amar, le Prince Auda (Tahar Rahim), plus intellectuel qu’aventurier se retrouve au cœur de ce conflit ; dilemme d’autant plus grand que son cœur va à la Princesse Leyla (Freida Pinto), fille de Nessib.

 


 

Si le sujet épique est servi par de belles images et une musique de James Horner qui s’applique bien au genre, il reste très inégal.

Les deux émirs sont teintés de gris, pas de véritables bons ou mauvais, ce qui, en étant certes plus réaliste, nuit au côté épique du film.

 

Si le combat traditionnaliste / moderniste aurait pu être un centre d’intérêt, il se perd un peu dans ce gris qui, d’une part, noie Amar dans un extrémisme religieux porté par des Imam d’un autre temps, même si lui semble finalement y mettre quelques réserves et, d’autre part, altère la bonne volonté de Nessib par sa soif d’enrichissement et de pouvoir personnel. Quant au romanesque à toute épreuve entre Auda et Leyla s’est assez cousu de fils blanc.

 

Si les personnages d’Auda et plus encore d’Ali (Riz Ahmed) sont intéressants, les autres sont assez plats et souvent d’un jeu très moyen. Là où Mark Strong s’en sort très bien, on découvre très vite les limites d’Antonio Banderas ; une erreur de casting évidente tant sur ses capacités d’acteurs que son manque d’aura en tant qu’émir (Zorro bis lui va mieux).

 

Bref un film en demi-teinte… j’attendais mieux de Jean-Jacques Annaud.

 

 

Tag(s) : #Chronique Cinéma
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