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Ce court récit d'Eric-Emmanuel Schmitt nous raconte la fin de vie d'un petit garçon de dix ans du nom d'Oscar.

 Oscar-et-la-Dame-Rose---Eic-Emmanuel-Schmitt.jpg

  

Hospitalisé pour une leucémie, la greffe qui devait être salvatrice n'a pas fonctionné, Oscar est condamné à très brève échéance. Déçu par ses parents, il ne trouve refuge que dans sa relation avec Mamie Rose, une femme âgée jouant les dames en roses qui viennent divertir et s'occuper des petits malades.

Elle lui conseillera d'écrire à Dieu, même si Oscar ne croit pas vraiment en son existence.

Autre conseil, qu'oscar suivra à la lettre : Vivre chaque journée comme si 10 ans de sa vie était passé. Ainsi le petit garçon vivra brièvement les différents stades de la vie.

 

  

Ce bref récit puise sa force dans l'empathie qu'il impose de suite entre le lecteur et l'inéluctable destin d'Oscar, même si les plus optimistes d'entre-nous attendrons un miracle en fin de livre.

 

A travers une simplicité feinte, l'auteur agrémente son récit de quelques réflexions sur les différents stades de la vie, de l'adolescence, au premier amour, puis le démon de midi du quarantenaire et la sagesse de vie du vieil homme qui a assez vécu pour ne plus craindre la mort.

Ces brèves réflexions sont sans doute parfois simplistes et stéréotypés mais elles peuvent néanmoins faire sourire ou réfléchir selon les cas.

 

Bien entendu la spiritualité et la foi en un Dieu existant sont traitées. Visiblement croyant, l'auteur sous entend les bienfaits d'une telle inclinaison, replaçant Dieu dans son rôle spirituel et dans celui de Grand Architecte.

Plus philosophiquement, nous pouvons aussi nous rattacher à une des phrases de Mamie Rose au début du livre :

  

"Chaque fois que tu croiras en lui, il existera un peu plus.

Si tu persistes, il existera complètement. Alors, il te fera du bien."

 

Dieu et ses biens faits n'existent alors plus que par notre volonté ou notre désir, Dieu devient une pure émanation de nous-mêmes (ou de notre civilisation). Il existe puisque nous en avons une nécessité presque atavique. Dans ce cas, la question de sa réalité n'a plus de sens (ou plus le même), il est parce que nous le pensons. Le quotidien s'enrichit alors de petits "miracles".

Un livre sensible qui ne tombe pas complètement dans un pathos larmoyant, même si une tristesse insaisissable nous étreint indéniablement à sa lecture.

Simple - sans doute pas simpliste - la brièveté de ce texte permet de ne pas passer à côté.

 

A noter (découvert lors de l'écriture de cette chronique) que ce roman a été adapté en 2009 au cinéma sous le titre éponyme avec Amir dans le rôle d'Oscar et Michel Laroque dans le rôle de "Rose".

Plusieurs adaptations théatres pièce ont également existé dont une avec Annie Dupeyret ou avec Jacqueline Bir.

 

Jacquelin-Bir.jpg  

Tag(s) : #Chronique Littérature

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