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Flashpoint.jpgFlashpoint est passé réécrivant la réalité de DC.

 

Une nouvelle fois me direz-vous ? En effet, mais comme il y a eu un avant et un après l’excellent « Crise des Terres Infinies » (il y a quelques années…), il y a un avant et un après « Flaspoint ». Si en lui-même, Flaspoint n’a pas le niveau de CTI, les transformations induites sont tous aussi importantes et intéressantes… et pourtant je ne suis pas forcément un fervent de ces « jours nouveaux ».

Un coup de jeune au propre comme au figuré, pour les personnages mais aussi pour capter de nouveaux lecteurs débarrassés de 50 ans d’historique.

 

Wonder Woman n’a pas échappé à ce lifting.

Les douze premiers épisodes VO ont été publiés en 2 albums VF par Urban Comics / Dargaud (imprimé en Roumanie) : « Liens de Sang » et « Le Fruit de mes Entrailles », mais nous la retrouvons aussi au sein de la Ligue de Justice ou JLA, en album et en mensuel kiosque (DC Saga).

 

Wonder-Woman---T1---Liens-de-sang-jpg

 

Exit la glaise d’où elle était issue et sans doute une partie de sa vie antérieure. Le coup de théâtre dévoilé par la déesse Eris, fille légitime de Zeus et d’Héra lance l’intrigue majeure de l’histoire : la grande famille du dieu de la foudre et roi du panthéon grecque. Et oui, infidèle parmi les infidèles (un truc de dieu, mais pas que… hélas), Zeus a aussi fauté avec Hippolyte, reine des Amazones d’où la petite Diana. Un mensonge valant mieux qu’une colère divine « hératique », Hyppolite a servi à sa fille, le coup de la naissance via la glaise.

 

Et comme un enfant illégitime ne suffit pas, voilà qu’une simple humaine, du nom de Zola, est enceinte de Zeus. De quoi concentrer la fureur de l’épouse de feu Zeus ! Heureusement pour Zola, Wonder Woman a juré de protéger la future maman de son demi-frère ou demi-sœur et elle aura l’aide de quelques autres dieux dont Hermès.

 

Dans le premier tome, Wonder Woman floue Posseidon et Hadès, mais ce dernier va prendre sa revanche dans ce deuxième volume.

 

Le scénariste, Brian Azzarello, s’est ingénié à recréer un panthéon modernisé, avec des dieux étranges, au tempérament dans l’air du temps. Pas ou peu de grandiloquences et de belles phrases, ils sont bel et bien actuels. Il entraine Wonder Woman dans des jalousies familiales et des conflits pour un trône laissé vaquant par un Zeus disparu.

 

Quant aux artistes Cliff Chiang, Tony Akins et Kano, Dan Green (Encrage) et Matthew Wilson (Couleur), ils se plient à cette modernisation avec un style résolument moins lisses et moins « héroïque » que ce que l’on trouve chez les collègues de Wonder Woman au sein de la Ligue. Les arrière-plans sont peu fouillés, peu détaillés, mais, au final, ils s’intègrent au style et à l’ambiance de cette histoire inhabituelle.

Il faut bien dire que DC fait le grand écart entre sa ligne vertigo et sa ligne super-héro. Et bien à l’instar d’Animal Man, Wonder Woman se situe quelque part entre les deux aussi bien pour le graphique que pour le scénario.

 

Ceci étant dit, je dois bien avouer que j’ai pas mal hésité avant de découvrir ces albums. Au premier abord, le style ne m’attirait pas et je me suis laissé convaincre par la curiosité de connaître le relooking de WW. Pour en apprécier la réalisation, l’effort d’aller jusqu’au deuxième tome m’a été nécessaire, aussi bien au niveau graphique que côté scénario avec ses intrigues, ses trahisons, ses coups de théâtre et ses dieux hors-normes.

 

Wonder-Woman---T2---Le-fruit-de-mes-entrailles-jpg

 

Il n’en reste pas moins que la question se pose : Pourquoi Wonder Woman ?

 

En effet cette WW semble assez éloignée du personnage que l’on survole dans JLA où l’on découvre une super-héroïne presque classique alors qu’ici nous avons la fille d’un Dieu et d’une Reine plongée dans l’univers olympien, un point c’est tout.

A bien y regarder, n’importe quelle fille illégitime de Zeus avec un caractère combattif et quelques pouvoirs liés à son sang aurait pu tenir le rôle tout aussi parfaitement, faisant alors de cette histoire une annexe à l’univers DC et laissant WW dans un rôle plus classique, ne la sortant pas de l’esprit JLA.

Mais, évidemment, la série aurait peut-être été moins vendeuse sans la tête d’affiche Wonder Woman, une des trinités de DC.

 

J’exagère sans doute un peu, et le calcul commercial ne devait pas être là, il n’en reste pas moins que le fait que ce soit WW n’apporte que peu, sauf sans aucun doute la connaissance par le lecteur d’au moins des pouvoirs (quoique le tome réserve une surprise) de la belle et de son tempérament. Un fond d’air connu rassurant ?

 

Au final, mis à part ce décalage gênant d’une WW dans une histoire non super-héroïque, l’intrigue puis le graphisme ont réussi à m’emballer avec ces dieux si pathétiques, si étranges et si modernes.

 

Deux albums et une série à essayer, même si elle ne séduira pas tout le monde.

 

Petite demande pour le tome 3 : un petit arbre généalogique compléterait très bien la présentation des personnages du tome 2.

Tag(s) : #Comics, #DC

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