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BANKGREEN, un roman différent.

 

Contrairement à la quatrième de couverture, ce roman de Dark Fantasy ne conte pas le destin d’un individu (difficile de le qualifier d’homme) mais d’un monde.

Mordred, le dernier des varaniers capable de voir la mort qui attend tout être, en est un spectateur, un acteur, mais aussi un pion de la Destinée incarnée dans les Runes, ces petits êtres ailées plus vieux que le monde lui-même. Ce futur idyllique envisagé par les Runes pour le monde de Bankgreen est toutefois semé d’embuches, de guerres et de sang et il n’est qu’un pari. Rien n’est gagné.

Nous croisons donc le destin de différents peuples aux interactions géopolitiques volontairement simplifiées : Les Digtères possèdent les mines, exploités par les Arfans via leurs esclaves de toujours les Shores. 3 peuples pour 3 vues auxquels s’ajoutent les volontairement exilé du bateau-monde le Nomoron où se côtoient hommes-rats, gnomes mais aussi les étranges Emules et les Katémens, tous sous la direction de Silmar, le Tricente à la longévité exceptionnelle qui se lasse de la vie tout en redoutant la mort.

 

L’auteur, Thiery Di Rollo, nous embarque dans cet étrange monde parsemé de belles trouvailles (les êtres-puits ou les mystérieux varaniers pour ne citer qu’eux). Monde crépusculaire tout aussi unique que la plume de Di Rollo à la fois poétique, claire et parfois sibylline, laissant de nombreux mystères planés.

Ce roman est à la fois passionnant et déroutant puisqu’il sort des sentiers battus. Le personnage principal en est Bankgreen et ses peuples dont un devraient sortir de ces conflits comme l’ultime vainqueur.

Entre Dark Fantasy et Planète Opéra, nous voguons en un univers inconnu et nous en sortons plus avec une impression et un sentiment indéfinissable qu’avec une histoire. Un arrière goût d’ailleurs.

De par sa teneur et de par son style, Bankgreen ne plaira certainement pas à tout le monde et demande un petit effort pour se laisser emporter dans ses couleurs, mais cette expérience inédite vaut d’être tentée.

 

Bankgreen de Thierry Di Rollo est édité aux éditions Belial.

Roman à réserver plutôt aux adultes de part son originalité.

 

                                                   

Tag(s) : #Chronique Littérature

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