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ELISIUM, avis mitigé.

 

Dans ce futur proche, l’homme a fini par ravager la Terre par sa surpopulation, l’épuisement des sols et la pollution. La majorité de l’humanité survit sur terre (en tout cas à ce qu’il semble, j’y reviendrai) dans des cités favelas sous le contrôle d’une police aussi rigide que son aspect puisqu’il s’agit d’androïdes. Les plus fortunés se sont exilés dans une station orbitale, Elysium, petit paradis en orbite géostationnaire au-dessus de Los-Angeles. C’est là que réside le gouvernement dirigeant l’ensemble de l’humanité par l’intermédiaire des robots sous contrôle d’un méga-ordinateur. Petite particularité d’Elysium, chaque habitation dispose de Nette-Box lui permettant aux Elyséens de se guérir de toute maladie.

Après 4 ans en prison, Max (Matt Damon) vit dans la misère, orphelin délinquant puis voleurs de voitures, il s’est repentit et travail dans une usine fabriquant des robots au service des Elyséens. Suite à un « incident » technique, il est irradié et n’a plus que 5 jours à vivre. Sa seule solution réside dans une Nette-Box.

            

Pour payer son billet clandestin vers Elysium, il n’a d’autre choix que d’accepter les conditions d’un passeur, voyou pour lequel il avait travaillé avant son séjour en prison. Sans le vouloir Max va mettre son grain de sable dans les manigances du ministre de la défense d’Elysium, la très stricte Rhodes (Jody Foster).

Viendra s’ajouter à cela une amie d’enfance et un mercenaire sadique.

                                                      

Il est agréable de retrouver Jody Foster, excellente actrice, qui, à mon goût, se fait bien trop rare à l’écran et hélas, dans Elysium, elle n’a ni la possibilité, ni le temps de démontrer la palette de son jeu. De son côté Matt Damon se retrouve avec un personnage plus varié même s’il est très vite limité à ses gros bras. Sharlto Copley incarne Kruger, un mercenaire aux mauvais penchants, qui sans être mémorable, est tout à fait correct.

 

Elysium part du concept assez classique en fiction, la dichotomie de l’humanité entre riches, vivant dans un lieu idéal à l’abri des autres et les pauvres qui travaillent dans des conditions de misères… les Alphas et les Morlocks en quelques sortes. Il faut reconnaître que le scénario décline correctement le thème avec le bonus de la Nette-Box et une mise en image des villes d’habitations mettant en exergue la différence entre Elysium et Los-Angeles.

Rien à redire sur les bases de fiction que le trouve dans Elysium, par contre il est dommage que ce film devienne rapidement un jeu vidéo (type moins de 18 ans), avec toute la panoplie de grosses armes, de voitures post-apocalyptiques, d’exosquelettes, d’explosions, de combats et de sang.

                                 

Pour ajouter à l’impression de confusion et d’actions, une fois encore la caméra est souvent embarquée, jouant avec les gros plans durant les combats et les enchainements rapides de plans séquencés. Attention aux hauts le cœur ! Il serait bon que les scénaristes retrouvent le sens du plan d’ensemble et de la caméra fixe….

Je pourrai ajouter quelques incohérences. Par exemple, le film donne vraiment l’impression d’être dans un univers presque post-apocalyptique ou seule la loi du plus fort permet de survivre et pourtant Frey (Alice Braga), qui est infirmière possède une voiture et vit dans un petit appartement avec écran plat et un super équipement médical chez elle.

                    

Pour résumé, l’action prend très vite le dessus sur le concept d’Elysium, le personnage de Rhodes est sous-exploité, l’intrigue se règle à grands coups de « bazooka » et exosquelettes, loin de la subtilité que l’on aurait pu avoir entre les différents protagonistes gouvernementaux… développement qui aurait sans doute eu sa place dans un roman.

A réserver au fan d’actions futuristes, amateurs de jeux vidéos ; quand aux amateurs de fictions, à vous de voir si les concepts développés peuvent pallier au reste – ce en quoi j’ai des doutes.

En tout cas, film pas avant 12 voir 14 ans du fait de quelques scènes brèves mais gores.

                                                              

Tag(s) : #Chronique Cinéma
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