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MA VIE AVEC LIBERACE

 

Encore un Biopic, cette fois d’un personnage plus connu d’une partie des Américains. Là où le Majordome traité de la ségrégation des Noirs (voir article précédent), nous pouvons dire que "Ma vie avec Liberace" évoque discrétement la ségrégation des homosexuels ou la nécessité pour ceux-ci de cacher leur préférence amoureuse, nécessité qui si elle est encore souvent d’actualité était plus prégnante dans les années 8o.

 

Wladziu Valentino Liberace (1919 – 1987) était un pianiste virtuose de music-hall, à la mise en scène très clinquante, paillettes et strass, que l’on qualifierait de nos jours de très kitch. Exubérant sur scène aussi bien que dans sa vie privée, il cultivait son image de cœur à prendre pour ses dames alors que son attirance réelle était pour les hommes.

                         

Aux détours de rencontre, il tombera sur Scott Thorson dont il tombera « amoureux ». Un amour plus que réciproque qui les mènera à une vie commune pendant plusieurs années.

A l’instar d’autres grandes stars, Liberace se révèle mégalomane et excentrique. Et comme d’autres (Elvis Presley) il cherchera à transformer l’objet de son « amour » non seulement selon ses propres désirs, mais aussi à son image en faisant presque sa poupée, jusqu’à ce qu’il s’en lasse….

                      

Un Film qui se laisse voir, même s’il peut-être parfois un peu lent, voir répétitif. Le clinquant et l’excentricité ne se reflètent pas dans un humour déjanté puisque ce n’est pas une comédie mais bel et bien un biotype.

Personnage étonnant, Liberace est magnifiquement joué par Michael Douglas qui certes, surjoue parfois, mais de bon aloie, reflétant la personnalité de LA Star. Quant à Matt Damon dans le rôle de Scott Thorson (auteur du livre dont Soderbergh tire son scénario), il nous offre un véritable jeu d’acteur (loin de son personnage très limité dans Elysium) entre amour, désarrois et émotion.

Coup de chapeau aux maquilleurs (qui font passer Matt damon de poupon à ...) et aux costumiers.

Clairement Liberace repose sur ses personnages et ses acteurs. Une belle performance qui, toutefois, ne suffit pas à faire passer le film de bon à excellent.

        

                                                            

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Tag(s) : #Chronique Cinéma
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