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Voilà un film remarquable et je le dis tout de go :

A VOIR ABSOLUMENT !

(et plutôt deux fois qu’une).

 

 

Inception affiche

 

Qu’est-ce qu’une « Inception », ce n’est pas un anglicisme, mais bien un mot anglais qui signifie la fabrication d’une idée, sa conceptualisation originel et c’est bien là ce qui est demandé à Dom Cobb de faire.

 

Film génial de Christopher Nolan à la mise en scène et au montage vraiment parfait apte à capter l’attention et à tenir le spectateur en haleine avec un suspens à plusieurs niveaux des plus efficaces.

 

Dom Cobb (joué par le toujours excellent Léonardo Di Caprio) est un voleur d’informations et de secrets. Mais pas n’importe quel voleur : il pirate l’esprit de ses cibles durant leur sommeil afin de leur dérober ce qu’il cherche.

 

Inception Dan Cobb et Arthur

 

Il est aidé en cela par une machine auxquels les dormeurs (rien à voir avec le Dormeur, mon roman ;->) se relient pour se lier au même rêve. Pas de mutants ici, c’est la machine qui fait tout impliquant que tout quidam peut réaliser cela. Pas d’explication non plus sur le comment et c’est tant mieux.

 

Dom Cobb n’agit pas seul, il s’entoure d’une équipe chacun ayant sa propre spécialité. C’est ainsi qu’il recrutera Ariane (Ellen page), au nom prédestiné, qui sera l’architecte des rêves.

 Inception Ariane

 

Dans l’équipe, on retrouve aussi Arthur (Joseph Gordon-Levitt), Eames (Tom Hardy) et Yusef (Dileep Rao).

Si le film est comparé à James Bond – ce qui est vrai pour l’action - cette construction d’une équipe se préparant à une mission m’a carrément fait penser à « Mission Impossible » (la série originelle, pas les films qui donne la part belle à un unique protagoniste). Que du plaisir donc.

 

Inception Eames 

 

Inception Cillian MurphyMais cette fois, Dom Cobb est recruté par Saito (Ken Watanabe, général Kuribayashi dans Lettres d’Iwo Jima) pour, non pas volé une information, mais implanté une idée dans la tête de son rival le dénommé Fischer (Cillian Murphy, l’Epouvantail de Dark Knight).

 

 

Le plan va devoir se mettre en place impliquant plusieurs niveaux de rêves, mais ce sera sans compter sur l’ingérence de Mall (Marion Cotillard) qui hante Dom Cobb.

 

Je l’ai déjà dit la réalisation est parfaite et suffisante pour qu’un spectateur attentif (car mieux vaut l’être) puisse comprendre et suivre ce qui se passe. Les informations « techniques » nous permettant d’appréhender la réalité, les nécessités et les dangers de l’incursion dans les rêves sont distillés simplement, de manière concise et sans répétitions (d’où cette nécessité de bien suivre).

 

Inception SaIto et Mall

 

Je m’attendais à des rêves très labiles et modifiables selon la volonté du rêveur ou des intrus, une plongée visuelle très onirique. Et bien pas du tout et j’en n’ai été nullement déçu.

Les rêves sont construits et assez stables, même si comme Ariane nous en fait la démonstration, il est possible de les altérer en direct. L’affiche le dévoilant, je me permets donc de parler de ce Paris replié sur lui-même. Impressionnant même si Dark City s’était déjà appliqué à cela dans une autre mesure. Cependant, je trouve que sa création d’un pont est plus intéressante car plus subtile.

 

inception Paris

 

J’en profite pour parler de l’intelligence de l’utilisation des effets spéciaux qui ne sont pas juste là pour eux-mêmes, mais bel et bien pour participer de l’histoire, de sa mise en image et de sa compréhension. Très beau travail, là encore.

 

Bien entendu un tel film plongeant au cœur des rêves ne peut que soulever la question de la valeur de La Réalité. Où est-elle ? Vaut-elle mieux que nos rêves ? Thème assez récurent de la science fiction (eXistenz ou Matrix par exemple), il est développé ici. A noter la très parlante scène dans l’arrière boutique de Yusef (je n’en dirai pas plus…).

 

inception-Toupie.jpg

 

A l’heure où certains se perdent déjà dans les mondes virtuels des jeux en ligne ou même dans une autre alternative des communautés (FaceBook, pour le pratiquer un peu ne crée-t-il pas des amitiés virtuelles et peut-être illusoire – pas toute je l’espère – plus superficielle et donc plus facile que les amitiés réelles ?), la question de cette échappée vers une irréalité meilleure est au goût du jour.

Vaut-il mieux vivre dans un faux monde parfait ou dans notre difficile réalité ?

La question était clairement posée par un personnage de Matrix qui trahissait Néo afin de retourner dans la virtualité bien plus heureuse que leur guerre permanente. Dans Inception l’interrogation est moins directe mais tout aussi présente.

 

L’autre question de fond que j’y ai vu et l’aliénation possible de notre esprit (donc de notre comportement et de notre personnalité) par les événements marquants de notre passé inscrits en nous par des souvenirs pouvant être douloureux et traumatisants. Je ne développerai pas plus le sujet par rapport à Inception pour ne rien dévoiler, mais ce sujet est aussi au cœur de la Trilogie du Cycle de l’Eveil (c’était la deuxième pose pub pour mes écrits).

 

Inception est un film intelligent par son scénario et sa réalisation, mais aussi nourrissant pour notre esprit. Mais là où il est au-dessus des autres c’est que dans le même temps c’est un magnifique film d’action divertissant qui ne nous laisse pas une seconde. Et je ne parle pas de la bande son tout à fait en adéquation.

Bref, une combinaison parfaite qui vous fera peut-être, comme moi, sortir de la salle avec un petit sourire jubilatoire.

 

Il y aurait encore beaucoup à dire, mais impossible sans en dévoiler trop et gâcher votre plaisir.

 

Inception apesanteur

 

Juste un dernier mot cependant quant à l’épilogue qui visiblement peut être perçu de diverses manières selon le spectateur. Là c’est encore un tour de force à la fois du jeu d’acteurs, de la direction de ceux-ci et du cadrage. Et je ne parle pas là de la dernière image du film.

Son idée est bien sûre attendue, mais son exposition est vraiment dosée à la perfection, juste assez pour…. Chut !

 

Tag(s) : #Chronique Cinéma

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