La bande-annonce me parlait sans me transcender et nous avions eu un écho assez moyen de De la comédie française, mais nous sommes quand même allés le voir. Le « nous » c’est ma femme adorée et moi. Et bien comme quoi, le meilleur avis que l’on puisse se faire d’une œuvre est de la tester soit même, car nous avons bien aimé.
La Comédie Française est une grande institution qui date de quelques siècles et c’est là que pour la première fois Nina Cardi (Pauline Clément) va mettre en scène. Du Shakespeare, MacBeth, rien que cela. Mais à 3 heures de la première, les choses partent en vrille, à commencer par l’actrice qui doit jouer Lady MacBeth qui ne peut pas être là.
Cette comédie française qui ne paye pas de mine au premier abord m’a enchanté ; un vrai moment de détente.
Les personnages sont truculents. Chacun porte sa spécificité humoristique accentuée par leurs interactions. Les gags désopilants se succèdent. Ils sont rarement prévisibles et parfois complétement barrés. Il y avait le « et toc » de « Neuf mois », voilà le « Pourquoi » de De la comédie française.
Le fil de l’histoire se déroule et on se demande comment Nina va s’en sortir, tant les soucis s’accumulent pour notre plaisir.
Ce ne sera peut-être pas la comédie du siècle, mais il y a vraiment de belles trouvailles qui pourraient rester dans la mémoire cinématographique (la sorcière et son ombre par exemple).
Notons l’apparition remarquable de Guillaume Gallienne qui se fait rare ces derniers temps, en tout cas au cinéma.
Un petit film sans prétention peut-être, mais on passe de très bons moments de rigolades et ce, jusqu’à la fin du générique – et oui, il n’y a pas que chez Marvel.
De la comédie française
Juillet 2026 au cinéma.
De Martin Darondeau et Bertrand Usclat
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