Depuis la relance par Disney de l’univers Star Wars et l’effacement de la continuité antérieure l’univers étendu, le passé n’avait pas vraiment été exploré. Cela a été réparé par la vaste épopée multimédia dite de la Haute République. Romans adultes, young adult, jeunesse, comics, livres et actions audio ainsi que l’excellente série The Acolyte dont la saison deux a été hélas annulée ont construit une époque. Si je n’ai pas tout lu (pas les romans pour la jeunesse et certains audio), j’ai un large aperçue de cette époque qui ferait d’ailleurs une très bonne base pour le jeu de rôle Star Wars.
La haute république est découpée en 3 phases qui, à l’instar des trilogies cinématographiques, ne sont pas parues dans l’ordre chronologique.
La phase I s’étend de -232 à -230 avant Un Nouvel Espoir (le premier film Star Wars de 1977). La phase II repart à l’origine du mal en -382. La phase III reprend là où la phase I s’était terminée en -229 pour conclure.
Attention rares spoiles possibles
Phase 1 et phase 3
Via sa famille et une jeune femme, Marchion Ro (ou l’œil) a acquis le secret des Sentiers, un genre de voies hyperspatiales qui passent outre les routes classiques. Il a réuni autour de lui une « armée » de forbans sans foi ni loi, prêts à tout, sans une once de moralité et qui ne vivent que pour piller et détruire. Sous le nom des Nihils, ce groupe s’attaque aux planètes de la Nouvelle République dirigée par Lina Soh. Quand l’histoire débute, les Jedi s’apprêtent à déployer la base spatiale nommée Le flambeau stellaire dans une région de la bordure extérieur pour y apporter la lumière des Jedi.
L’affrontement commencera du fait d’une catastrophe de grande envergure, mais au final, bien moindre que ce que feront les Nihils par la suite.
Autre point fort pour Marchion Ro, il possède des créatures affreuses nommées les sans-noms capables d’absorber la force et de plonger les utilisateurs de la force dans une terreur ineffable que même le plus puissant des jedi ne peut pas surmonter.
Ajouter à cela les Drengir qui sont des plantes carnivores intelligentes, la technologie d’occlusion ainsi que le Fléau et vous obtenez un cocktail à même de mettre les Jedi et la République en forte difficulté.
La phase 2, moins passionnante à mon sens, revient sur le passé et en quelque sorte, l’origine du Mal avec la première apparition chronologique des Sans-noms. Elle est aussi présentée à un moment dans la phase trois comme à l’origine des théories nihilistes de Marchio Ro. Les principes de celui-ci dériveraient de la secte de la Main Ouverte que l’on découvre dans cette phase II. Dirigé par la Mère, ce groupe s’oppose à toute utilisation de la Force. L’intérêt de cette phase II est de retourner sur Jeda où plusieurs mouvements liés à la Force se côtoient alors même que l’organisation des Jedi n’a pas la notoriété qu’elle aura 150 ans plus tard.
Avec 10 romans pour adultes, 9 young adult, une pléthore de comics et quelques autres éléments, il faut bien être réaliste, il y a du très bon, du bon (en général dans les romans), du moyen et du pas top (en particulier dans les comics).
De fait, l’intérêt de la Haute République ne vient pas dans l’individualité de telle ou telle parution, mais dans la globalité de l’histoire. Chaque pièce construit l’édifice d’une époque et d’un récit.
Nous découvrons l’évolution des Jedi sur deux époques, leur place et leurs rôles au sein d’une République en expansion. Leurs tenues et leur organisation sont décrites avec des Jedi explorateurs et d’autres qui se sont retirés de l’Ordre. L’Ordre apparaît ainsi plus tolérant que celui de la trilogie cinématographique Anakin.
Certes, la technologie n’a pas l’air beaucoup moins effective que des siècles plus tard, si ce n’est peut-être les cuves à Bacta absentes. Mais les voyages hyperspatiaux semblent déjà très rapide et, comme toujours dans Star Wars, les durées relatives des voyages ne sont pas vraiment corrélées les unes aux autres ; elles varient selon la nécessité du scénario. Néanmoins certaines technologies que nous découvrons plus tard (trilogie d’Anakin) sont inventées pour la première fois durant la Haute République.
C’est un vrai plaisir de retrouver dans Les Épreuves des Jedi – le roman de Charles Soule qui conclut l’ensemble – différents protagonistes vus ici ou là dans d’autres œuvres. Bien sûr il y a les principaux Jedis comme Avar Kriss et Elzar Mann des romans adultes, Burryaga Agaburry, Bell Zettifar et Ryath Silas des young adult, mais aussi Caphtor Torban Buck, Ceret et Terec ou Ty Yorrick qui sont davantage développés dans les comics. N’oublions pas les non-jedi comme Ghirra Starros, les San Tekka et la générale Viess.
Une véritable panoplie de personnages que les phases I et III ont développés et ont sous nous les rendre attachants ou détestables. C’est là que la multitude des parutions apporte sa richesse.
Plus inclusive que les précédentes parutions, la Haute République revient sous différentes itérations sur l’attachement qu’il s’agisse de liens maître – padawan, d’amitié, mais aussi d’amour et même les rapports charnels sont évoqués (à peine). Eh oui, de vrais sentiments entre les Jedi. Un débat intéressant pour un ordre presque monastique ou l’attachement nous a toujours semblé banni pour ne pas sombrer du côté obscur comme l’a fait Anakin.
Autre point intéressant, on découvre que chaque jedi perçoit la Force de manière différente : une tapisserie et ses fils, une mélodie et ses notes, un océan et ses courants. Un développement judicieux qui nous permet d’appréhender la Force plus largement.
Enfin, la phase III en particulier se déroule sur Eriadu, fief des Tarkin dont Wilhuff (le Grand Moff de l’Étoile Noire) est un descendant. Nous découvrons un peuple de chasseurs tous armés. Leur culture fait écho à un comics qui évoquait la rude jeunesse de Wilhuff qui a forgé son caractère.
Quant à l’adversité, si au départ les Nihils avec leur pseudo-organisation m’ont paru des adversaires de faibles envergures pour les Jedi, ils apparaissent finalement redoutables. Ils sont presque l’antithèse des jedi. Sans compassion, seule la loi du plus fort règne chez eux. Pas d’amitié au sein des Nihils, à la rigueur des compagnons d’armes pour lesquels aucun d’entre eux ne risquera sa vie. Trahir pour monter en grade est une option. Sous couvert de liberté, c’est la domination et l’anarchie qui règnent.
Marchion Ro est tout aussi chaotique mauvais (selon la classification inventée par Donjons et Dragons) que ses troupes. Charismatique et fort intelligent, il a toujours un coup d’avance sur ses adversaires. Il terrorise ses troupes, même ses officiers les plus proches de lui. Il ne croit en rien sauf en lui et à sa gloire éternelle comme le dernier tome de la série le démontre bien.
Un pan de l’univers Star Wars qui s’avère donc riche et intéressant dans sa globalité, mais dont certaines œuvres sont un peu faibles au sein de ce tout (individuellement mon avis peut donc aller de 1 à 5). Clairement les romans demeurent les plus intéressants. Évidemment ne lire qu’eux créée un défaut de certaines informations et de développements, mais il est possible de faire sans. L’inverse est faux, ne lire que les comics n’apporte que des pièces de puzzle épars sans permettre de saisir l’ensemble du conflit, son déroulement et sa conclusion.
Voici un lien vers les parutions de l'univers Star Wars remis dans leur ordre chronologique :
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Star Wars : La chronologie de l'Univers Officiel Star Wars !
L'actu des films et des séries Marvel (Thunderbolts, Les 4 Fantastiques, Avengers : Doomsday) et DC Comics (Superman, Peacemaker, Supergirl) !
http://lestoilesheroiques.fr/2015/08/star-wars-la-chronologie-de-lunivers-officiel-star-wars.html
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