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JUPITER : Le Destin de l'Univers

Un film promu des mois à l’avance avec comme tête d’affiche Channing Tatum… je me dis au départ, je vais éviter… Et puis à y regarder de plus près, le scénario et la réalisation sont des « frères » Wachowski… et enfin la bande annonce est accrocheuse. Donc pourquoi ne pas s’y risquer ?

             

Jupiter (Mila Kunis) est une simple terrienne ignorant que notre planète est la propriété d’une puissante famille. L’ainé, le perfide Balem (Eddie Redmayne) est l’héritier de cette planète dont il espère tirer des bénéfices substantiels. Sa sœur Kalique (Tuppence Middleton) et son frère Titus (Douglas Booth) espèrent tous deux mettre la main sur notre planète pour des raisons diverses. Et la pièce maîtresse dans ce jeu de pouvoir est Jupiter, à laquelle revient potentiellement la Terre pour des raisons qui seront explicités dans le film.

                        

Kidnapper Jupiter devient le mot d’ordre et Caine (Channing Tatum) est un des chasseurs de prime sur le coup, aidé de ses talents particuliers de lycan et d’un ancien ami de son temps dans la police spatiale, le dénommé Stinger (Sean Bean).

                  

Je dois avouer que j’ai mis un bon tiers de films à m’habituer à Channing Ttaum et à Mila Kunis, aussi bien physiquement que par leur jeu, avant de m’y faire (ou presque). La musique aussi est un peu déroutante sur ce type de projete, mais là également, on s’y habitue et elle finit par se mêler au style particulier de Jupiter.

                 

Par contre, le film m’a rapidement emporté par son action, parfois même trop rapide comme la première attaque des vaisseaux contre les deux héros où on a du mal à discerner la forme (qui plus est changeante) des vaisseaux.

                

Et puis très vite l’esthétisme séduit. Ce film est un mélange réussi de science-fiction, d’excès, de cours royales et j’en passe. Des détails là ou ici, m’ont fait penser en vrac au Dune de David Lynch, à Stargate, à l’excentricité des nobles de Hunger Games, à Star Wars, au Star Trek moderne, aux Animes également dont Evangelion, ainsi qu’aux romans Lance Dragon (avec ses draconiens). A cela on peut ajouter un côté vampire chic en particulier avec Balem, personnage fascinant.

                     

Enfin, il faut bien considérer que le scénario est plus riche que ce que les critiques veulent bien lui accorder. Le conflit entre les deux frères et la sœur se joue selon de stratégies différentes. La fidélité inconstantes des sbires ménagent des rebondissements, tout comme l’ambiguïté de certains protagonistes quant à leurs buts. Le passé de Stinger ou de Caine (ainsi que sa nature) ajoute à la profondeur des personnages (même si je dois dire que Tatum n’est pas l’acteur de choix pour exprimer cette profondeur). Quant à la nature des bénéfices que peut fournir la Terre, elle est suffisamment amener par petits bouts pour que cette dilution la rende intéressante, même si au final elle peut paraître classique.

         

Au total, un bon film de space-opéra à l’esthétisme réussi, avec de bons acteurs secondaires qui font oublier le jeu passable des deux acteurs principaux. Aventures, actions, des bottes que l’on voudrait tous, un bestiaire sympa, un scénario qui tient la route.

A ne pas rater… même à revoir tant il y a à voir.

Tag(s) : #Chronique Cinéma

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