Bohemian Rhapsody nous raconte la vie de Freddie Mercury et du groupe Queen de sa création au concert Live Aid.

Né Farrokh Bulsara le 5 septembre 1946, il se propose comme remplaçant du chanteur d’un groupe de bar dans lequel se trouve déjà Ben Hardy (Roger Taylor) et Brian May (Gwilym Lee). Ils seront rejoints par le bassiste John Deacon (Joseph Mazzello). Prenant légalement le nom de Freddie Mercury, ce personnage hors-norme, volontaire et excentrique mènera le groupe vers la gloire qu’on leur connaît. Mais le film n’est pas seulement le biopic de Mercury, mais aussi celui du groupe, car sans les 3 autres, comme leur dira Mercury lui-même, il n’est rien. S’ils n’ont pas l’excentricité de Freddie, tous possèdent un véritable talent de musiciens, de compositeurs et d'auteurs.
Hors le groupe, le film parle un peu de la vie privée de l’acteur : son mariage, la révélation de son homosexualité ou la main mise qu’a eue sur lui Paul Prenter (Allen Leech vu dans Downtown Abbey).

Je n’ai découvert Queen que tardivement et je n’ai jamais eu la chance de les voir en concert. Vu la bête de scène que Freddie Mercury était, cela devait valoir le coup.
Le film de Brian Singer se veut une ode au groupe et à leur chanteur, aussi arrondit-il sans aucun doute les angles. La drogue est évoquée ainsi que la sexualité débridée du chanteur sans tomber dans le voyeurisme ou la dénonciation. Ces faits sont globalement laissés de côté pour s’attacher à la personne. Une identité fragile entre ses origines qu’il nie en grande partie et son exubérance présente. Un grand artiste très seul, comme beaucoup avec quelques scènes de solitudes marquantes. Mais parfois aussi un sale con. Rami Malek incarne magistralement Freddie Mercury ; l’ensemble de ses gestes, postures ou mimiques (sa langue entre autres) colle au personnage. L’ensemble des prestations des autres acteurs est tout aussi convaincant. A noter la présence d’Aidan Gillen (Little Finger de Games of Throne) dans le rôle du manager John Reld.

J’ai particulièrement apprécié de découvrir le fonctionnement de Queen et ses choix artistiques, souvent risqués et innovateurs.
Bien entendu, le film devient poignant à partir du moment où cette saloperie de Sida fait son entrée dans le monde et dans la vie de Freddie Mercury. Pas de grands larmoiements, mais une sensibilité vers cette inéluctable nous tient alors jusqu’à la fin du film. Celui-ci se termine par plus de 15 minutes de concerts Live Aid particulièrement intenses musicalement, scéniquement et émotionnellement.

Bohemian Rhapsody est particulièrement réussi et si vous ne l’avez pas vu, il est encore temps de le faire. Le film m’a donné envie de redécouvrir l’œuvre si riche de Queen… Heureusement Noël approche.

