
Je viens de voir le film Sherlock Holmes.

A tout dire, je n’avais pas l’intention d’aller le voir jusqu’à une interview de Jude Law et du réalisateur expliquant que les personnages d’Holmes et Watson se rapprochaient un peu plus de
l’esprit des livres de l'écrivain écossais Sir Arthur Conan Doyle (1859-1930).
Clairement, je n’ai qu’un souvenir flou du (ou des) aventures d’Holmes que j’ai pu lire adolescent. Comme beaucoup d’entre nous, l’image que j’avais des deux hommes a plus été façonnée par les
films ou téléfilms de ces dernières années que par les livres de Doyle (honte à moi !).

Le fait est que pour moi Holmes était un homme posé, grand et maigre, avec le phlegme anglais, intellectuel avec quelques maîtrises de la boxe et une addiction à la cocaïne. Quand à Watson, pas
dénué de bon sens, c’était homme bien en chair, très en retrait. La bande-annonce m’avait donc laissée perplexe.
Au final, j’ai très bien
fait d’aller voir se film qui m’a fait passer un bon moment. Outre de très bons acteurs, nous avons là un film pleins de surprises avec quelques bons rebondissements dont certains vraiment
inattendus. L’action est présente (difficile de faire autrement de nos jours pour attirer les foules ; le cinéma reste un commerce) sans étouffer le film où l’intérêt de la réflexion
d’Holmes.
A ce sujet, j’ai particulièrement aimé la mise en scène de son sens de la déduction
que ce soit en flashbacks ou en visions prédictives de ce qui va se passer. Cette même démarche de prévision est utilisée dans les affrontements d’Holmes ce qui a deux effets : d’une part
réaliser des scènes de combat à la fois rapides et explicites (où l’on réalise ce qui se passe contrairement à beaucoup de films actuels ou l’action est trop rapide pour que l’on suive les
enchainements), d’autre part mettre en avant l’esprit logique de Sherlock. Sur ce dernier point, même si l’explication est légèrement différente, elle m’a immanquablement fait penser au don si
spécifique de Fabian, héros du Cycle de
l’Eveil.

Ajouter à tout cela de magnifiques costumes et décors (magie du cinéma) avec une luminosité parfaitement maitrisée et des prises de vue mettant le tout en valeur.
Bref, Sherlock Holmes s’est modernisé en retournant à une partie de ses sources littéraires (à ce qu’il semble) ; un bon divertissement, un film très agréable.
A voir !