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LE ROI DES FAUVES

Ivar, Kaya et Oswald sont trois jeunes de 17 ans qui vivent pauvrement dans un village d’une autre époque (type médiéval). L’hiver est là, la pénurie frappe, affamant des ventres déjà bien creux, alors qu’à le seigneur se réserve la forêt comme terrain de chasse. Affrontant l’interdit, les trois jeunes se faufilent de nuit dans le bois obscur pour chasser quelques maigres gibiers pour nourrir leur famille.

Hélas, il tombe sur un bersekir et son maître le jeune seigneur Thorwalds et l’escapade va tourner au cauchemar… Arrêtés ils sont condamnés à devenir des bersekirs, des hommes-bêtes qui serviront un seigneur ou un autres dans des guerres sans fin.

Mais Ivar et ses amis n’ont pas l’intention de laisser leur humanité disparaître. Ils sont prêts à se battre. Peut-être peuvent-ils trouver un allié en la personne du mystérieux Roi des Fauves. Cependant le temps joue contre eux, car leurs corps et leurs esprits menacent de se transformer. Et qui est cet inquiétant spectre ?

 

Un vrai plaisir de retrouver le phrasé et l’imaginaire d’Aurélie Wellenstein dans ce roman.

 

L’histoire nous accroche rapidement. Et en plus elle n’évolue pas forcément dans le sens attendu, nous réservant de nombreuses surprises. Un récit sombre que l’on pourrait qualifier de Dark Fantasy.

Des personnages intéressants, même si j’aurais bien aimé qu’Oswald use de sa connaissance en herboristerie. Chacun va réagir à leur évolution selon sa propre personnalité, nous offrant intelligemment un large panel d’options et donc de réflexions face à une situation qui semble inéluctable.

 

Bien sûr, l’auteure sait jouer des adjectifs qu’elle maîtrise très bien, les utilisant à bon escient – ni trop ni trop peu – pour enrichir son texte. L’atmosphère générale et les descriptions s’en trouvent optimisés pour renforcer l’ambiance pesante et froide de l’histoire.

Un monde qui vogue entre le moyen-âge, une fantasy omniprésente mais pas clinquante et des références directes aux traditions nordiques.

 

Quant à l’imagerie traditionnelle du guerrier berserk, Aurélie la métamorphose habillement pour en faire un élément très différent, étonnant et intéressant.

L’animalité à portée de l’humanité, à moins que ce ne soit l’inverse. J’aime particulièrement l’explication que donnera Hilde sur ce lien.

 

Le Roi Fauve est un vrai plaisir. Si par l’âge de ses protagonistes, nous pourrions qualifier ce roman pour jeune-adulte, je pense qu’il s’adresse tout autant à un public plus âgé. Donc à lire de 14 à 114 ans.

 

Aux éditions Scrineo.

Tag(s) : #Chronique Littérature

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