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ASSASSIN'S CREED

Depuis des générations, les Templiers cherchent à acquérir le pouvoir en supprimant le libre arbitre ce que pourrait faire l’artefact dénommé la Pomme d’ Eden (celle du péché originel), toutefois ils ont perdu toutes traces de celle-ci en 1492 après qu’elle soit passée entre les mains d’Aguilar de Nertha (Michael Fassbender). Celui-ci faisait partie d’un groupe prêt à tout pour empêcher les Templiers d’arriver à leur fin, même à tuer, il s’agit bien sûr des Assassins.

 

 

A notre époque pour retrouver la Pomme d’Eden, Sofia (Marion Cotillard) scientifique et fille d’un membre éminent des Templiers, Rikkin (Jeremy Irons) conte sur la technologie. Elle a mis au point l’Animus qui, via, la mémoire génétique d’une personne, peut lui faire revivre avec exactitude des souvenirs d’un de ses ancêtres (dont ils ont l’ADN).

 

 

C’est ce pour quoi Cal Lynch (toujours Michael Fassbender) est leur cible, en tant que descendant d’Aguilar. Récupéré, il va devoir plonger dans les derniers jours de vie de son ancêtre, concomitant avec la fin des Assassins. Si le processus peut mettre en jeu sa vie, elle lui apporte aussi la mémoire de combattant de son ancêtre ainsi que le credo des Assassins…

 

 

Je ne joue pas à Assassin's creed – ceux qui lisent régulièrement mon blog savent que je ne supporte pas ce type de 3D – mais j’ai cependant vu de nombreuses photos, séquences filmiques et même des cosplays, me donnant invariablement envie d’en savoir plus sur ce monde, d’où mon impatience à découvrir le film. J’en attendais donc beaucoup, sans doute trop, puisqu’au sortir je suis déçu.

 

Pas de surprises sur le scénario, sans grande complexion comme on pouvait s’y attendre, mais pas totalement insipide non plus.

 

 

Michael Fassbender (Magnéto, Steve Jobs et Macbeth) convient au rôle principal, ces deux guerriers performants.  Marion Cotillard est parfaite, là encore elle tient le rôle d’une femme froide et calculatrice (on pourrait longuement discuter sur les motivations de son choix lors de l’ultime réunion des Templiers). Saluons aussi la prestation de deux grands : Jeremy Irons et Chalotte Templing (Ellen Kaye des Templiers). Un beau casting d'acteurs qui tiennent la mesure de leurs personnages.

 

 

Les décors rappelleront sans doute aux joueurs les villes du XVe siècle. Très beaux, très riches, ils contrastent nettement avec l’univers froid et lisse des « laboratoires » de Sofia du XIXe siècle. Toutefois l’écrasement quasi permanent des teintes m’a déplu, une grisaille métallique du monde moderne et une poussière omniprésente dans le passé (et souvent aussi dans le présent) qui étouffe littéralement les images d’ombres, gâchant un peu la beauté globale du film, décors et costumes. Même s'il est plus réaliste pour une créature de l'ombre, le costume des assassins sont moins beaux que ceux du jeux.

 

Le film s’articule autour de scènes de parkours et de combats. Les unes comme les autres sont souvent impressionnantes, mais pas toujours optimisées par la prise de vue, en particulier en ce qui concerne les chorégraphies d’affrontements. La volonté de nous poser au plus près dans le combat par le metteur en scène Justin Kurzel l’incite à filmer en plans rapprochés bien trop souvent, nous faisant perdre le fil des mouvements et donc l’harmonie des ballets guerriers. Très dommage pour un film qui s’articule surtout autour de ces scènes. Dommage également de ne jamais avoir l'atterrissage...

 

 

La caméra dérive souvent des jeux vidéo avec de rares visions subjectives (à la place du personnage « joueur » ou juste derrière son dos), de nombreuses plongées et contre plongées ainsi que des plans où l’on est dans le mouvement, en particulier lorsque l’on suit le vol de l’aigle. On reste également dans la dérive du jeu dans certaines actions comme lorsque le héros passe de corde en corde au-dessus de la rue. Un processus obligé que les fans auront sans aucun doute apprécié.

 

 

J’aime la mise en abîme de cette notion de jeux vidéo virtuels en l’incarnation ultime de celui-ci via l’Animus. Cette machine permet d’une part le déplacement du « joueur présent » selon les mouvements de son ancêtre passé, mais aussi la création virtuelle de la réalité qui a entouré cet aïeul, bref le jeu ultime.

 

 

Au passage j’apprécie la reprise de cette idée fictionnelle classique de la mémoire génétique et de l’usage qui en est fait, en « réveillant » l’esprit, les compétences et les motivations des ancêtres dans leurs descendants. Un écho dont j’use également dans mes romans du Cycle de l’Éveil avec les deux aspects du persona (LIEN).

 

 

Je déteste littéralement la fin. La rencontre lors de la convention des Templiers s’avère d’une platitude affligeant par rapport aux scènes d’affrontements qui ont orthographié le film. Si le choix de Sofia présente un certain intérêt pour la psyché du personnage, il semble surtout dicté par une logique scénaristique de suite, nous annonçant clairement de quoi sera fait l’inévitable 2 (si le 1 est un succès commercial et/ou publicitaire).

 

 

Malgré des qualités certaines, Assassin’s Creed n’est pas à la hauteur de l’attente, ni même d’un bon film d’action, même si, d’évidence, il intéressera les joueurs du jeu pour lesquels il est clairement construit. Pour les autres, de beaux moments de bravoures et de bons acteurs sauvent le film.

ASSASSIN'S CREED
Tag(s) : #Chronique Cinéma

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