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LES SALAUDS GENTILSHOMMES 2 : Des horizons rouge sang.

Vous vous souvenez peut-être du bien que j’avais pu dire du premier opus de cette série écrite par Scott Lynch (si ce n’est pas le cas è LIEN) et bien j’ai tout autant apprécié ce deuxième volume, si ce n’est plus.

 

Plus deux ans se sont écoulés depuis les Mensonges de Locke Lamora ; c’est le temps qu’il a fallu à deux des protagonistes du premier tome, c’est-à-dire Locke et Jean Tannen, pour mettre au point un nouveau coup : dérober les richesses de Requin, maître du casino « L’Aiguille du Péché » ou tout tricheur est sévèrement puni, de la cité de Tal Verar, loin à l’ouest de Camorr.

Rappelons que les deux hommes ont quitté Camorr dans un piteux état et que, comme il nous l’est expliqué ici, sans Jean, Locke se serait effondré. Mais le revoilà parti du bon pied, prêt à jouer un nouveau rôle pour atteindre son but.

Si l’histoire commence par un prologue qui nous envoie quelques mois plus tard, on plonge ensuite dans le présent par une partie de cartes qui pourraient ouvrir à Locke quelques portes. Ensuite comme il aime le faire, l’auteur intercale à l’histoire en cours quelques allers-retours dans le passé pour faire le point sur ces deux ans écoulés et sur les préparatifs des deux hommes, sans nous en dire trop pour que nous soyons bien incapables de deviner leur plan (qui ne se dévoilera que dans les dernières pages… inattendu). Un procédé qu’il emploie cependant moins que dans le premier tome.

Si leur projet est finement préparé et bien orchestré, tout comme cela fut le cas précédemment, la vie de Locke va passablement se compliquer. D’anciens ennemis vont venir les asticoter méchamment, des assassins au commanditaire inconnu vont surgir, sans parler que Locke et jean vont se retrouver dans un conflit politique entre le Priori (seigneur administratif de Tal Verar) et l’Archon (seigneur militaire de Tal Verar). Contraints et forcés, ils vont se retrouver confrontés à la piraterie et croiseront la route de la redoutable Zamira et la très belle Ezri.

 

Un roman d’aventures sur un air sophistiqué, sans une once de magie (ou presque). Une très belle écriture et une jolie maîtrise du récit. Une touche finale inattendue. De l’astuce, du sentiment, des personnages travaillés et encore des drames.

 

Je vous recommande chaudement « les salauds Gentilshommes », d’autant que si ce deuxième tome aurait pu conclure la série, il semble bien qu’il n’en ait rien, sinon pourquoi nous laisser quelques éléments aptes à suggérer de futures intrigues (cette femme au tatouage par exemple). Finalement, il y a peut-être un petit espoir…

 

A poursuivre dans "La république des Voleurs " déjà paru chez Bragelone et chez J'ai lu (depuis juin).

Tag(s) : #Chronique Littérature
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