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HUNGER GAMES : La REVOLTE, partie 2.

Nous avions laissé Katniss Everdeen (Jennifer Lawrence) au sein d’une rébellion dirigé par Coin (Julian Moore) soutenue par Plutarch (Philip Seymour Hoffman), faisant de Katniss l’étendard publicitaire de leur mouvement.

Nous avions laissé Peeta Mellark (Josh Hutcherson) entravé par ces mêmes rebelles qui venaient de le sauver des mains du Président Snow (Donald Shutherland) après qu’il est tenté de tuer celle qu’il aime, Katniss. A sa décharge il a subis un lavage de cerveau et un conditionnement pour la haïr.

Nous avions laissé les habitants de la majorité des districts en guerre contre Panem (qui avait encore le soutien du district 2).

Nous voilà donc près pour la suite de la Révolte (partie 2) du roman éponyme de Suzanne Collins.

                       

Coin veut désormais garder Katniss à l’écart, ce en quoi celle-ci n’est pas d’accord. Sans doute ne se rend-elle pas compte que sa popularité peut faire de l’ombre à Coin. Katniss – et c’est tout à son honneur – n’est pas non plus en adéquation avec les solutions extrêmes qu’emploi la rébellion contre Panem. Ce malgré la défense qu’en fait Gale Hawthorne (Liam Hemsworth). Celui-ci est toujours épris de Katniss dont le cœur balance (ou non ?) entre lui et Peeta. Ce film résoudra le dilemme…

Le conflit passe donc du Distrcit 2 à Panem. Contrant les ordres de Coin qui doit faire avec, Katniss s’impose au cœur des attaquants dans le but d’aller tuer Snow. Mais la cité de Panem évacuée est devenu un piège mortel digne des Hunger Games et la route risque de s’avérer longue… Très longue, d’autant qu’ils doivent se trainer un Peeta encore partiellement sous l’emprise mental de son conditionnement et bien sûr une équipe de reporters pour la propagande.

   

Après le catastrophiquement mauvais Labyrinthe 2 (qui décidément emprunte beaucoup à Hunger Games dans le concept mais en est un clone raté) je craignais un peu de passer 2 heures ennuyeuses. Ouf, ce ne fut pas le cas, puisque la Révolte Partie 2 se révèle un bon film.

HG3.2 ne se limite en effet ni à de l’action, ni à des considérations politiques ou personnels (beaucoup – dont moi - ont reproché au précédent opus quelques longueurs). C’est donc un équilibre entre ces différents éléments que nous retrouvons ici.

              

La manipulation médiatique reste évoquée et va désormais de pair avec la manipulation politicienne qui s’avère l’une des composantes essentielles de l’intrigue.

L’introspection concerne toujours Katniss déchiré entre la nécessité et la morale. Le personnage en devient même plus que désabusé, presque « vide » (pas creux, ce n’est pas péjoratif) tant les événements l’affectent. La réflexion concerne aussi Peeta qui se démène avec son conditionnement pour retrouver son identité, mais qui à mon sens reste le personnage bon et pur voir candide de l’histoire (une personnalité qui ne séduit pas tous les spectateurs). Les personnages sont fouillés, vrais et donc ils nous accrochent.

                                              

L’action s’insinue parfaitement dans le scénario, dynamisant le film jusqu’à un bon trois quart. Retrouver le concept du terrain piégé dans la ville est très bien vu, d’autant que ceux-ci sont très efficaces pour faire monter la pression. La tension atteindra un paroxysme dans les égouts, une scène très bien réalisée, une belle mise en place, bien filmé qui vous met les nerfs en pelote.

Après un petit coup de théâtre, la première conclusion du film sur la grande place est très attendue, mais elle s’inscrit dans une véritable logique des personnages. L’ultime fin ne plaira sans doute pas à tous par son côté « gentillet » un peu trop marqué, mais je pense que l’idée qu’elle porte en elle devait être mise en image.

                

Ceux qui ont lu ma chronique sur Labyrinthe 2 et déjà vu celui-ci se diront, il n’est pas très objectif puisqu’il a critiqué les zombis dans L2 et ne dit rien ici sur les « créatures ». Sans m’étaler sur le sujet pour ne pas spoiler, je dirai que les créatures sont bien mieux gérer ici, d’autant que nous savons que les manipulateurs d’Hunger Games ont la capacité de créer des mutants comme les chiens molossoïdes du premier film ou les singes fous furieux du 2. Certes ils auraient pu être moins humanoïdes pour garder une certaine cohérence et peut-être moins nombreux. Mais, honnêtement, leur utilisation est tellement efficace que je zappe ces deux petits bémols.

                                                    

Un peu de frustration quand à la résolution d’un problème qui se situe juste après le « parachutage » (là aussi je vais rester dans le flou). Celui-ci se solutionne hors caméra, nous privant un peu de sa conclusion provisoire. Oui, mais ce dernier film s’analyse dans une optique plus large que les seuls personnages, aussi ce choix peut se comprendre. Finalement Katniss si elle est l’héroïne, elle ne fait pas tout. Frustrant, mais compréhensible.

                      

Au final, l’ensemble des 4 films s’organisent dans une véritable logique de progression de l’histoire. Hunger Games dont le premier semble plus futile et centré sur l’action (malgré de nombreux éléments de réflexion ébauchés) gagne en profondeur et en intelligence, devenant une série (films et romans) plus mature avec un traitement de sujets sociétaux et philosophiques qui sont plus qu’une simple toile de fond.

 

A voir, bien sûr.

 

Et pour finir, un dernier mot hommage sur Plutarch, joué par le défunt Philip Seymour Hoffman. Ce grand acteur est tragiquement décédé une semaine avant la fin du tournage du film (les deux parties de la Révolte ont étaient tournées dans la continuité) et certaines scènes ont été réécrites afin qu'il reste présent dans l'histoire.

                 

Tag(s) : #Chronique Cinéma

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