Christophe Willem (alias Christophe Frédéric Durier né en 1983) a été découvert via la Nouvelle Star qu’il gagne en juin 2006. « La tortue » y avait déjà fait preuve d’une voix remarquable, ainsi que d’une capacité à adapter à sa sauce les mélodies des autres.
Il sortira son premier disque Inventaire très « easy listening » en 2007 avec quelques morceaux de choix écrits pour lui entre autre par Zazie. Elu produit de l’année ou Double Jeu sont des titres qui restent en mémoire, même s’ils ne sont pas les seuls de qualités sur cet album. (une version acoustique existe).
Les deux CD suivants Caféine (2009) puis Primophonic (2012) sont, à mon sens, plus « d'jeun » avec une tendance plus rythmique voir électronique (mais je ne suis ni musicien et encore moins musicologue).
Le dernier album en date est Parait-il (2014) qui revient à des sons plus mélodieux et plus dépouillés même si l’album n’est pas dépourvu de tonicité.

Le concert auquel j’ai assisté avec ma famille se déroulait donc dimanche 22 à l’Olympia, dans l’atmosphère particulière que nous connaissons depuis le 13 novembre. Après la fouille renforcée à l’entrée, nous entrons dans cette belle salle de légende qui – à en juger l’impossibilité de prendre de nouvelles places – aurait dû être pleine. De fait sur le balcon où nous étions, des sièges restent vides, sans doute par craintes ; mais globalement la salle est presque complète.

Après une très belle première partie (quoique courte) des L.E.J, découvertes peu avant grâce à ma fille et youtube, et un entracte, Christophe Willem se présente sur scène. Il est accompagné par un batteur et un claviériste / pianiste. Le décor est sobre, constitué de deux scènes rondes. Une, large noire, et par-dessus celle-ci une petite ronde excentrée pour accueillir la batterie. Un cercle au-dessus s’ajoute aux rondeurs et s’agrémente de lumières qui jouent avec le reste des effets lumineux sans surenchères.
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Un petit quart d’heure après le début, Christophe Willem fera une courte référence aux tristes évènements terroristes avec en « hommage » une très belle version d’Imagine qui sera fortement saluée. Puis, afin de détendre l’atmosphère, il prendra le temps de parler dans un discours humoristique, parenthèse louable après l’émotion.
Le concert repartira de plus belle et montera en puissance jusqu’à ces rappels. Le public débarrassé sans doute d’une certaine oppression et heureux de pouvoir se libérer se lâchera donc d’autant plus facilement que la musique nous y entraîne : chants et danses.
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Durant ce concert, Christophe Willem a fait preuve d’une belle énergie et d’un véritable enthousiasme. Un allant communicatif qu’il a partagé avec le public.
La réorchestration de certains morceaux anciens les a enrichis d’une nouvelle profondeur, voire d’une relative gravité.
Willem a également su mettre en valeur sa voix sur plusieurs chansons prenant le dessus sur la musique. Une initiative heureuse. De beaux instants d’émotions.
Au final, un très beau concert, un moment distrayant et, comme la tournée de Christophe Willem n’est pas terminée (jusqu'en avril 2016), profitez-en.
Bref... La vie est Belle.
