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SPIDER-MAN, HOMECOMING, une toile réussie.

Après sa participation aux côtés de Tony Stark / Iron Man (Robert Downey Junior) dans le conflit opposant les Avengers (dans Captain America, Civil War), Peter Parker / Spiderman rentre chez lui dans le Queen dans l'attente d'une nouvelle mission pour l'équipe de super-héros. Equipé de son nouveau costume, après les cours, il se contente donc de patrouiller et d'intervenir pour aider ou stopper de petits délits jusqu'au jur où il tombe sur un trafic d'armes fabriquées à partir de matériel extraterrestre. Sous l'égide d'Adrian Toome alias le Vautour, ce commerce roule tranquillement depuis 8 ans à partir des restes laissés par le combat contre les Chitauris (dans le film Avengers en 2012)

 

le Vautour

 

Le réalisateur Jon Watts associé à pas moins de 5 autres scénaristes nous livre là un film jubilatoire. D'autant plus jubilatoire que la Fox et Marvel Studio ont bel et bien trouvé un terrain d'entente pour intégrer entièrement cette troisième incarnation de Spiderman dans la continuité de l'Univers Marvel Cinématique. (UMC).

Exit le retour des origines de Spiderman juste évoqué par une phrase sur la fameuse morsure par une araignée (il n'est pas précisé si elle est radioactive ou transgénique). L'oncle Ben disparaît également des infos ainsi que la fameuse "à grands pouvoirs, grands responsabilités". Il nous reste donc Tante May (Marisa Tomey) qui subit une cure de rajeunissement drastique (un peu trop), bien plus même que la May d'Ultimate Spiderman.

 

Tante May

 

Un rapide rappel en forme de journal personnel vidéo nous remémore les événements de Captain America Civil War, c'est à dire le recrutement de Peter par Stark et l'acquisition de son costume construit par Stark lui-même d'où les nombreuses propriétés de celui-ci.

Ce Spideman revient donc au source avec un Spiderman de 15 ans (ce que ma fille du même âge a trop aimé !), dérivé des débuts de Peter Parker de l'univers classique et surtout très proche du même Peter Parker de feu l'univers Ultimate (pour les non adeptes, je précise que pendant quelques années, Marvel a développé, à côté de son monde créé dans les années 60, un autre univers indépendant nommé Ultimate qui ont récemment "fusionné"). On retrouve donc un jeune homme toujours en retrait, mais moins ringard qu'à l'origine et bien sur plus moderne tout comme son environnement.

 

Spider-Man

 

En effet exit l'ensemble des amis blancs des années 60, la mixité judicieusement affiché reflète le présent. Ainsi Liz Allan (Laura Harrier) pour laquelle Peter craque, est devenu une ravissante afro-américaine et Flash Thomson (Tony Revolori) semble avoir des origines italiennes ou porto-ricaines. Petit regret sur le casting de ce dernier qui, à mon sens, manque de carrure, même s'il continue à rabaisser Peter, mais pas comme un brute. Seule Betty Brant (Angourie Rice) reste presque égale à elle-même si ce n'est la teinte de ses cheveux. Toute évocation des Osborn disparraît (déjà utilisé dans les 2 précédentes séries de films) tout comme Gwen Stacy (même si Betty Brant y fait penser), quant à Marie Jane Watson... Vous verrez bien, mais j'ai fort apprécié.

 

Spider-man, homecoming, photo de classe.
Betty Brant, Liz Allan et Flash Thompson
au premier plan : Betty Brant, Liz Allan et Flash Thompson.

 

Petit point sur une étrangeté du scénario. Le meilleur ami de Peter est dans le film Ned Leeds (Jacob Batalon) qui, si je me souviens bien, était loin d'être un grand ami de Peter dans l'univers classique. Sauf que dans le film, il est affublé du physique, des caractéristiques (fan de légo par exemple) et du comportement de Ganke. Qui est Ganke me demanderez-vous ? C'est le meilleur ami de Miles Morales alias le second Spiderman de l'univers Ultimate (après la mort présumé d'Ultimate Peter), lui aussi piqué par une araignée (transgénique) et qui, avec sa famille et Ganke, est le seul personnage de l'univers Ultimate a avoir fusionné dans l'univers classique désormais unique (vous suivez ?). Bref, pourquoi l'appeler Ned et pas Ganke dans le film ? Je trouve cela absurde, d'autant que ça n'a pas d'importance... Une histoire de droits peut-être ?

 

Ned Leeds et Ganke
Ned Leeds original - Ned Leeds Homecoming - Ganke

 

Autre fusion, le Peter Parker jeune, donc débutant et maladroit et le costume actuelle de Spiderman bourré de technologies, inventé non pas par Stark dans les comics, mais par Peter lui-même devenu adulte et à la tête d'une multinationale plus puissante que Stark.

 

Tout ceci étant posé, pourquoi le film est-il jubilatoire ?

Par ce retour modernisé au source du bien, mais également par le choix affiché de se concentrer sur Peter Parker bien plus que sur Spiderman. Bien sûr, nous restons dans un film de super-héros mais qui ne sera émaillé que de quelques scènes d'actions, l'un des mouvements les plus spectaculaires du héros est, à mon avis, sa tentative de rafistoler le ferry. Très chouette.

 

Peter Parker

 

Ainsi le ton humoristique est donné et convient très bien à ce film sur le modèle Teen Age. Peter se prend les pieds dans le tapis plus d'une fois et ce n'est pas qu'une figure de style. Sa maladresse aussi bien physique, technique que dans son langage apporte une légèreté très agréable au film et un certains réalisme. Son envie d'aider et sa volonté et sa gentillesse font le reste. Le film est amusant, attachant et super fun, il faut bien le dire. Et c'est devenir TRES surprenant (bousculant les données des comics) à un moment donné où l'on bascule dans l'héroïque et le suspens. Nous sommes littéralement pris de court d'autant que le ton était léger auparavant.

Deux moments sont à mon sens directement des clins d'oeil. L'un lorsque Peter envoie sa toile dans le vide, rappelle aux plus anciens le Spiderman qui se balançait au-dessus des immeubles dans le premier dessin animé qui lui était consacré (donc accroché à rien). Une autre plus tragique, lorsque le héro se trouvera coincé sous un plafond fait écho à un moment de bravoure identique du personnage de papier. Là, à ce moment du film, on touche complètement à l'humanité du personnage. Sublime instant donc.

Spider-man

 

Ce qui m'amène à Tom Holland. Hormis le nom de l'acteur qui ramène les Français à 5 années de galère, le comédien de maintenant 21 ans (et oui !) incarne juste parfaitement Peter Parker et Spiderman, passant devant même Tobey MacGuire (première trilogie) sans ne rien retirer à la prestation de Tobey. Rien à redire, absolument rien. Casting adéquat. (oublions A. Garfiel, bon acteur mais pas pour Peter).

 

Andrew Garfiled - Tom Holland - Tobey McGuire
Andrew Garfiled - Tom Holland - Tobey McGuire

 

Autre acteur phare, Mickael Keaton en Vautour passe donc du côté du mal (il fut Batman). Un Vautour totalement revisité, associé au Bricoleur (Michael Chernus) et aux Schoker (Logan Marshall-Green puis Bokeem Woodbine). Il est mauvais certes, mais acquiert une nouvelle motivation tout à fait intéressante qui apporte un plus réel au personnage, très bien incarné par Keaton et affublé d'une armure de combat bien plus impressionnante que dans les comics.

 

Mickael Keaton

 

Bref, comme je l'ai dit au début, un film idéal, jubilatoire, parfait qui m'a replongé dans mes premières émirs de lecteurs de comics (40 ans en arrière), même si j'en lis toujours autant (ok, bien plus...) et qui a vraiment enthousiasmé toute ma famille.

Donc à voir !

Un absent tout de même : le sixième sens de Spiderman en espérant qu'il apparaisse dans les prochains films.

 

 

SPIDER-MAN, HOMECOMING, une toile réussie.
Tag(s) : #Chronique Cinéma

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