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Le Quatrième Ordre T3 : FRONTIÈRES

Le livre II, nous laissait sur une amère victoire face à Turbith Sanrouge et ses démons. Amère, car Bibi était mort… disons présumé mort, puisqu’après avoir usé de la Pureté pour vaincre, son corps avait disparu, supposément réduit en cendres.

Après l’âpre combat qui clôture le tome précédent, tout reste à conclure et à reconstruire sous la tutelle de l’Impératrice Inabaël que le peuple et même le mouvement Citoyen plébiscitent à la place de son époux désavoué.

Tcharango le Pur et amant de Bibi monte une expédition vers le Nord pour découvrir l’origine des démons (et ils feront d’étonnantes découvertes sur ceux-ci), mais aussi tenter de retrouver Bibi que nombreux pensent encore vivant.

Délaissé par Nola Lunepure (la demi-sœur de Bibi), Taro Chanteterre se joint à l’expédition qui part dans le Sud pour tuer le troisième Père-Démon (ce qui ne sera pas une mince affaire).

Luce Sanrouge doit prendre son héritage en main et laver celui-ci de la mémoire de son père qui fut allié et chef des 10 traîtres. Si son mariage programmé avec Ran Chantebrise pourrait aider à faire oublier son nom, cela ne suffira pas.

Quant à Nola, accompagné de son frère Bupropion retrouvé chez les Sombres, elle doit retourner à la Matriarche pour être jugée.

Bien entendu, nous finirons par revoir Bibi, bien mal en point et plutôt effrayé à l’idée de pouvoir accéder de nouveau à la Pureté si dévastatrice. Cerise sur le gâteau, nous découvrirons enfin l’origine de son nom plutôt ridicule.

 

Ce livre III est une vaste transition entre les événements du livre II et ceux du dernier tome, réglant quelques points, s’attardant un peu trop sur des retrouvailles répétées des uns puis des autres, et relançant l’histoire vers de « nouvelles » menaces.

Ici, l’auteur Mathieu Valentin élargit son monde qui au départ semblait se limiter à quelques territoires. De façon inattendue, il nous fait découvrir qu’il y a des civilisations inconnus en particulier à l’Ouest par-delà la Matriarche qui se présente donc comme une frontière naturelle. Les habitants de celle-ci (les Purs) semblent eux-aussi tout ignorer du vaste royaume s’étendant à l’Ouest et dirigé d’une main de fer matinée de religion par l’Illustre et ses prêtres à la magie différente de celle que nous connaissions.

Le principe me rappelle celui de l’Epée de Vérité au vaste et tout puissant royaume de l’Est isolé par une barrière mystique (et pas une simple forêt) sous l’emprise tyrannique d’un seigneur tout puissant. Dans Le Quatrième Orde, la construction de ce futur adversaire apparaît plus factice et un tantinet brouillon que dans l’œuvre de Terry Goodkind qui le développe sur une ribambelle de tomes (trop).

La rivalité et l’alliance de l’illustre avec un adversaire de Bibi que nous connaissons déjà sont, par contre, intéressantes, même si elles reposent sur des postulats assez fragiles. Les orientations sexuelles de Bibi qui n’était évoqué que sur la fin du Livre II s’étendent ici à ce royaume aux mœurs plus libertaires, même si une belle tolérance semble être de mise dans l’ensemble des contrées de cet univers.

 

Une fois encore j’ai eu plaisir à retrouver l’ensemble des personnages et voir leur parcours sur presque un an de leur vie. Le lexique du début n’est pas de trop, tant les protagonistes sont nombreux. Le côté soap est peut-être trop présent, l’auteur semblant vouloir trouver à chacun des personnages principaux sa chacune (ou son chacun) pour un bonheur assuré pour tous.

Les éléments sont tout aussi nombreux que les protagonistes, noyant chacun d’entre eux dans l’ensemble. Il faut dire qu’il y a beaucoup à faire et l’auteur ne veut oublier aucun des « figurants » de l’histoire, les évoquant tous plus ou moins. A mon goût le mouvement Citoyen passe encore au second plan, tout comme les Repentis.

Ce tome patchwork manque sans doute d’un lien ou d’une épopée centrale. Il fait « simplement » avancer l’ensemble et met en place les éléments nécessaires à l’intrigue ou le conflit de l’ultime et très épais dernier tome. C’est la faiblesse essentielle de Frontières.

 

Il n’en reste pas moins d’une lecture agréable. L’écriture est fluide et le récit clair et les personnages restent attachants.


À découvrir aux Éditions Contresens.

Ma chronique du Livre II >> LIEN

Ma chronique du Livre I >> LIEN

Le Quatrième Ordre T3 : FRONTIÈRES
Tag(s) : #Chronique Littérature
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