Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

Lire un tome de La décalogie de l’Epée de Vérité m’entraine toujours dans des sentiments contradictoires de part le style propre à Terry Goodkind.

 

Epee-de-Verite-1.jpg

 

Avant de m’expliquer, un petit résumé de l’histoire.

 

Au départ Richard Cypher est un jeune homme athlétique. Guide forestier, il vit paisiblement chez son père (qui se révélera ne pas l’être) sous la guidance morale du vieux Zeddicus Zul’Zorender (Zedd) qui très vite se dévoilera comme étant le grand-père maternel de Richard et plus encore un très puissant sorcier de la magie additive.

C’est lui qui enseignera les bases de cette magie à Richard, ainsi que les leçons des Sorciers (1 par tome) dont la première est : « Les gens ont tendance à tenir pour vrai ce qu'ils souhaitent être la vérité ou ce qu'ils redoutent être la vérité ».

 

Zedd.jpg

 

Car Richard n’est pas le simple garçon qu’il croit être. Zedd fera de lui le Sourcier de Vérité lui remettant une puissante épée magique : l’Epée de vérité. Mais Richard est aussi le descendant de la famille Rahl ; son père dominant une grande partie du monde d’une main cruelle. Richard devra s’opposer à lui. Puis devenu Empereur à son tour, c’est l’Ordre Impérial qui menacera l’ensemble des royaumes, Richard et ses proches.

Parmi ceux-ci, Kahlan Amnell, Mère Inquisitrice capable de dominer l’esprit des hommes (tout en les détruisant) ce qui lui interdit un amour sincère jusqu’à Richard, bien sûr. Leur amour sera pavé d’obstacles.

 

Richard-et-Kahlan.jpg

 

Pourquoi ma dualité sur cette œuvre ?

 

L’écriture de Goodkind est très détaillée sur le quotidien de ces civilisations et sur de nombreux actes des personnages (il n’allume pas un feu : il prend une brindille qu’il allume avant d’allumer le feu etc….) sans pour autant être du Balzac ou du Zola. Il va revenir souvent (trop ?) sur des éléments qui auront un intérêt (pas toujours capitales) à un moment futur du récit et ce, quitte à rabâcher et à nous pilonner l’information pour que nous ne l’oublions pas (la chèvre dans le tome 7 par exemple). De même, il va expliciter, voire décortiquer les motivations et réflexions des personnages, surexpliquant en détail (et souvent plus d’une fois) certaines informations « techniques » ou « politiques » ou « stratégiques ».

Tout cela peut apporter des passages que je ressens parfois comme des longueurs inutiles que je sauterais bien.

Et pourtant c’est ce style qui à postériori, lorsque l’on arrive sur les 100 dernières pages qui font du récit ce qu’il est et le rende différent et intéressant.

 

L’autre point qui peut me poser problème est la surpuissance de Richard. Guilde forestier perspicace et raisonné (sa plus grande qualité), combattant émérite renforcé par l’Epée de Vérité, Sourcier de Vérité, Mage additif puis aussi soustractif (Sorcier de Guerre) devenant de plus en plus puissant, il est alors difficile de lui opposer des adversaires de niveau sans user d’armées ou d’êtres encore plus puissants frôlant le divin (tel le Gardien).

Et pourtant Goodkind réussit l’exploit de la faire et qui plus est de laisser Richard humain avec des faiblesses : la protection de ses amis avant tout (dont Kahlan et la parole donnée.

D’où, là encore, mon sentiment « entre-deux ».

 

La balance penchant plutôt de l’intérêt et du plaisir, je continue donc la saga.

 

Epee-de-Verite-7-001.jpg

 

Et ce tome 7 : Les Piliers de la Création ?

 

Intéressant car il ne reprend pas le schéma presque habituel des autres tomes : Richard mis en difficultés, parcours insolubles, nouvelles capacités de Richard et idée pour s’en sortir comme si elle avait toujours été là, résolution rapide du problème (en une ou deux poignées de pages).

 

Non là Goodkind traite de la position d’un candide, en l’occurrence Jennsen, demi sœur de Richard, et « trou dans le monde ». Manipulée par les agents de l’Ordre Impérial, elle se croit chasser par Richard et décide de se venger de lui en le tuant.

Intéressant car c’est elle que l’on suit et son point de vue du « commun », simple quidam de l’Histoire de son monde avant de devoir essayer d’y jouer un rôle. Et d’autant plus intéressant que Richard et ses proches n’apparaissent que vers la cinq centième page du recueil sur 630. Personnellement j’ai trouvé cela très motivant

Les romans des « terres fracturées » sans être tout à fait sur le même concept s’en rapprocheront puisque les héros principaux passeront d’un livre à un autre où ils ne seront pas forcément le personnage central.

 

Terry-Goodkind.jpgEn conclusion :

Si vous ne redoutez pas les sagas à rallonge et quelques longueurs, ça vaut le coup de se lancer dans l’aventure.

Et pour souffler entre deux tomes : Le Cycle de l’Eveil, bien sûr !

 

Terry GoodKing

 

Les Photos sont issues de la série TV adapté du Roman (Je viens de découvrir son existence en tapant ses lignes)… pas convaincu par le physique de Richard et peur d'une série jeunes ados à la Xéna / Hercule qui réduirait l'intérêt des romans.

Tag(s) : #Chronique Littérature

Partager cet article

Repost 0