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«  Robin des Bois » Titre certes évocateur et accrocheur, mais un peu faux.

 

Robin des Bois Russell Crowe

 

Il aurait mieux valu : « Robin Longstride » ou plus parlant pour le spectateur : « Robin Loxley » ou dans le même sens « Avant Robin des Bois » qui est le plus révélateur du film.

Car, en effet nous sommes ici dans ce qui fera que Robin Longstride deviendra Robin des bois.

 

Les conséquences directes de ce choix scénaristique sont :

 

1* N’attendez pas pendant tout le film de voir les aventures classiques de Robin des Bois, voleur de Sherwood face au Prince Jean… vous allez perdre patience.

 

2* Les moins de 12 ou 14 ans ne s’y retrouveront pas. Si les scènes de combat sont visibles par les jeunes ados (nous sommes loin de Braveheart ou de Gladiator), le scénario est plus complexe qu’un Robin des Bois classique et il y a des passages plus lents qui les barberont sans doute.

 

 

Robin-des-Bois-Walt-Disney.jpg

 

 Loin de Disney, nous sommes donc avant « Robin des Boi »s et c’est une vision qui m’a ravi par le changement que cela apporte :

 

 

 

- Richard Cœur de Lion (Danny Huston) n’est plus si parfait et ce pour de nombreuses raisons.Prince-Jean-Oscar-Isaac.jpg

 

 

- Tout en gardant un tempérament « enfant gâté », le Prince Jean (Richard Isaac) est un peu plus perspicace et manipulateur. Il est moins inconséquent que son homologue déjanté du Robin des bois avec Kévin Costner.

 

 Robin-des-bois-Errol-Flynn.jpg

- Robin Longstride (Russel Crowe) est lui aussi moins propre qu’un Eroll Flynn, même s’il a des valeurs morales nettement plus marquées que la moyenne et qui font ce qu’il est et ce qu’il deviendra.

Néanmoins, on découvre son trajet et sa progression. De simple archer de l’armée de Richard Cœur de Lion devant survivre à la guerre et ses conséquences (j’évite de trop en dire), il n’hésite pas à user de subterfuges pour arriver à ses fins puis gagner un peu de prestige social (même si c’est pour la bonne cause), son côté larron est déjà là.

 

                            Petit-Jean-Kevin-Durand.jpg         Frere-Tuck-Mark-Addy.jpg

- Les personnages classiques sont là : Petit Jean (Kevin Durand), Frère Turck (Mark Addy) et le Sheriff de Nottingham (Matthew MacFayden) agrémenté de l’origine de leur rencontre avec Robin et quelques modifications.

La plus remarquée de ces altérations est Marianne Loxley, jouée par Cate Blanchett au noble port. Marianne est plus mature et moins midinette que les Marianne traditionnelles. Tout en étant toujours une femme de caractère, elle reste une femme médiévale devant s’effacer devant l’autorité des hommes (en particulier de son beau père Walter Loxley joué par Max Von Sydow).

 

Marianne-Loxley-Cate-Blanchett.jpg 

- Ils sont ajoutés de personnages nouveaux comme Will l’Ecarlate (Scott Grimes) autre archer émérite compagnon de guerre de Robin, de William Marshal (William Hurt), conseiller perspicace du Roi ou de Godefroy l’affreux de l’histoire joué par un abonné aux rôles de méchants, Mark Strong (Sherlock Holmes et Kick-Ass). Même s’il y a eu mieux comme adversaire, Godefroy ne s’en sort pas si mal.

 

              Will-l-Ecarlate-Scott-Grimes.jpg      Godefroy-Mark-Strong.jpg

 

Le film de Ridley Scott est plutôt agréable, équilibrant scènes d’action, personnalités, temps de pause, une touche de romantisme, une autre de bons sentiments, intrigues politiques et peinture médiéval (début du bas Moyen-âge [987 à 1500]).

 

Chateau-de-vitre.jpgSur ce dernier point (attention je ne suis pas un expert) si une bonne partie des codes vestimentaires semblent respectés, ainsi que l’aspect des villages et des « paillages » des sols, il me semble tout de même avoir une grosse erreur : les châteaux.

Dans ce film, nous avons de beaux châteaux à créneaux et aux vastes salles de pierres blanches.

Problème, c’est ce qui nous reste des châteaux aujourd’hui, visions ancrées dans nos archétypes. Mais à l’époque les châteaux avaient des toits (château de Vitré en photo), le sol couvert de pommettes rouge ou de tapis (pour la chaleur), les murs souvent peints en blanc (chaux) recouvert de tapisseries et les plafonds étaient bleus. Bref Ridley Scott a cédé à l’image traditionnelle sans doute pour ne pas dérouter le spectateur.

 

 

Si « Robin des bois » ne sera ni le film du siècle, ni le film de l’année, cependant par sa vision originale, par ses acteurs dont la plupart sont excellents, par son équilibre scénaristique, par ses scènes d’actions ni gores, ni simplettes, Robin des bois est un film intéressant et un bon divertissement.

 

Russel-Crowe-Robin-Longstride.jpg

 

Et vous avez vu, pour une fois, je n’ai pas réussi à placer dans cet article ma trilogie romanesque Le Cycle de l’Eveil…. Quoique !

 

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Tag(s) : #Chronique Cinéma
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