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FERROUS OCCIRE : un petit bijou à lire.

« Ferrous Occire » qui se traduit par le Tueur d’Acier est un recueil de nouvelles voguant entre le fantastique et l’horrifique.

Ce premier des « Cuvées d’AOC » est aussi la première compilation totalement dédiée à l’auteur Aurélie Wellenstein dont vous avez pu croiser des nouvelles de-ci de-là (dont « l’épouse du Kelpie » dans Magie Celtique Sombre Rencontre).

Cette double première est une très belle réussite.

Les courtes histoires d’Aurélie sont agréables et surprenantes. Elles nous emmènent souvent dans un ailleurs incongrues et nous réservent des chutes souvent inattendues.

Souvent cruelles, parfois sanglantes, les neufs nouvelles mettent en scène des personnages sombres et torturés, face à des victimes innocentes, mais pas toujours. Des mondes sombres dont parfois émergent heureusement une touche de lumière.

 

« Des profondeurs » plonge un jeune garçon dans un univers irréel agoraphobe et vertigineux.

« Le Catalyseur » pur Dark Fantasy au focus adictif.

« Jade et le G. » nous perd seul dans l’espace infini. Quoique pas si seul… ! Une mise en abime digne de Gravity.

Quant au chien des Baskerville, il a une concurrence démoniaque dans « Sac d’Os ».

« Vade Retro Satanas » plus amusante nous apporte un peu d’oxygène.

« Maison Rouge » use de l’air du temps vouée au zombies pour nous offrir une fin bien originale.

« Trash Vortex » est digne d’un épisode de la quatrième dimension, avec en arrière fond une petit goutte d’écologie.

Si la nouvelle « Sur son dos » s’affirme post apocalyptique, Aurélie y met bien plus, fusionnant au sujet sa propre touche.

Enfin « Ferrous Occire » clôture le recueil, tel un Elric aux yeux d’acier.

 

Chaque récit nous apporte son plaisir propre. En survolant plusieurs années (2007 – 2013) d’écriture d’Aurélie Wellenstein ajouté de 2 inédits, cette « anthologie »nous offre l’admirable écriture de son auteure.

En effet, outre l’intérêt des histoires, celles-ci s’embellissent d’un style usant avec pertinence des adjectifs pour brosser des ambiances souvent délétères. L’acier du sang s’insinue sur notre langue, les cendres envahissante nos poumons, le vide nous fait perdre pied, la folie se lit dans les regards. Ajouté à cela un art consommé des descriptions physiques des personnages tout en finesse et habilité et vous obtenez une écriture fluide et passionnante.

Une belle leçon.

 

Voilà si après tout cela vous ne vous jetez pas sur « Ferrous Occire », je ne sais plus quoi faire… ! Déconseillé malgré tout pour les moins de 14 ans.

Pour le lien, cliquer sur la Photo de l'auteure

                                                               

Tag(s) : #Chronique Littérature

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