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GONELORE t1 : les ARPENTEURS.

Pour ceux qui seraient passés à côté, Pierre Grimbert (né en 1970) est un auteur de fantasy française ayant à son actif les trois cycles de Ji (le secret, les enfants et les gardiens), la Malerune (3 tomes dont les 2 et 3 co-écrits) et la dernière trilogie (?) en date Gonelore (2013 et 2014). Le tout aux éditions Octobre qu’il a créé (qui édite ses livres, ceux de son épouse et le Dojon de Naheulbeuk)... Il faut y ajouter de rares nouvelles et entre 2001 et 2005 des livres jeunesses. Il a trois prix à son actif.

 

L’univers de Gonelore, typiquement médiéval, est la proie de créatures, de chimères venant d’au-delà de la réalité... Elles peuvent nous percevoir à travers le voile qui sépare Gonelore de leurs différents niveaux d’existence (plus le niveau est profond et plus elles sont puissantes et plus elles ont du mal à venir jusqu’à nous). Face à elles, les Arpenteurs, un groupe de combattants possédant des cristaux capables de voir à travers le voile (tant que les chimères y sont, elles sont invisbles) mais aussi des armes capables de les blesser. Les Arpenteurs ont pour lieu de résidence et d’école Mageronce.

Dans le tome 1 (seul lu pour le moment), c’est là que le jor Vargaï et la jora Sohia conduisent un groupe constitués de leurs futurs apprentis (5 chacun). Pourtant sur la route, le destin va être chamboulé par le sauvetage de Jona, un mystérieux garçon amnésique « emprisonné » par un draconide…

A l’aube de ce qui pourrait être une future attaque massive des chimères, les dissensions au sein des Arpenteurs pourraient fragiliser un groupe déjà amoindri. L’avenir est menaçant…

 

Gonelore se lit avec facilité tant l’écriture de P. Grimbert est fluide et linéaire. Les individus, les situations et les lieux sont facilement et rapidement cernés. Une lecture simple et agréable. Une utilisation de spoints de suspensions qui me semble parfois abusive… (comme dans cette chronique…)

Les personnages sont attachants et les mystères qui entourent Jona, son origine et ses aptitudes particulières sont un des ressorts de l’histoire. Très vite l’ordre des Arpenteurs apparait moins lisse et solidaire que le début voudrait le laisser croire et les choses n’iront pas en s’arrangeant avec un dernier quart qui expose de nouveaux éléments.

En conclusion, je conseillerai Gonelore plutôt pour un public assez jeune, à partir d’une douzaine d’année, du fait de l’âge des protagonistes, et de la linéarité de l’histoire. Attention cependant, l’action n’est pas omniprésente (ouf). Même si elle est récurrente, elle est entrecoupé du quotidien et des interactions souvent tendus entres les Arpenteurs. Malgré un texte facile, le lecteur ne doit donc pas s’attendre à toujours être porté par le récit, il doit apprécier aussi ces temps de « pause » qui, à mon sens sont plus qu’utiles à l’évolution d’un récit.

Les plus âgés, jeunes adultes et adultes prendront aussi plaisir à Gonelore, une lecture rapide, sans prise de tête et dépaysante.

          

      Ma chronique du tome 2 : LIEN                    Ma chronique du tome 3 : LIEN

Tag(s) : #Chronique Littérature
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