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AVENGERS: INFINITY WAR, affrontements de haut niveau.

Comme cela était prévu dès le début, voici Avengers : Infinity War (première partie) qui poursuit l’entreprise commencée dans différents films de Marvel Studios. Des gemmes ou objets de puissances étaient apparus de-ci de-là : le tesseract (Captain America / Avengers), la gemme du temps (Docteur Strange), la gemme possédée par la Vision ou celle du premier Gardiens de la Galaxie. Nous avions aussi aperçu Thanos à la toute fin du Premier film Avengers.

 

Thanos

 

Et bien ici, Thanos (Josh Brolin) part à la conquête des 6 gemmes de l’infini afin d’acquérir un pouvoir suffisant (quasi divin) pour réaliser son unique objectif que vous découvrirez dans le film. Du coup, les héros dispersés (entre autres suite à Captain América : Civil War) se retrouvent confrontés, ici et ailleurs, aux sbires de Thanos.

Thor (Chris Hemsworth), Loki (Tom Hiddleston), Hulk (Mark Ruffalo), mais aussi Heimdall (Idris Elba) sont les premiers à être frappés par l’assaut alors qu’ils sont à bord du vaisseau emportant les Asgardiens survivants du film Thor : Ragnarok. Le niveau du défi est de suite annoncé.

 

Loki et le Tesserac

 

L’histoire dérive de « Le Gant de l’Infini » de l’immense Georges Pérez (superdoué pour dessiner une multitude de personnages sur la même page), Ron Lim et Jim Starlin en 1991 (réédité il y a peu). Le même principe reprit dans le film : réunir tous les héros Marvel en une grosse baston. Nous voilà donc avec un scénario très basique et attendu, rien d’alambiquer, pas de plans secrets, ni d’énormes coups de théâtre, c’est direct, c’est du rentre-dedans à grande échelle et super-pouvoirs à l’appui.

 

Le Gant de l'Infini

 

Globalement, l’histoire ne s’attarde pas sur les personnages, leurs sentiments ou leurs desiderata puisque leur approfondissement a été déjà traité dans d’autres films. Disons qu’ici, les scénaristes rafraîchissent les esprits sur les relations entre certains personnages ou en confirmant d’autres, tel le lien entre la Vision (Paul Bettany) et Wanda (Elizabeth Olsen). La relation entre Tony Stark (Robert Downay Jr.)  et Spider-Man (Tom Holland) se poursuit, Tony jouant le rôle de mentor / père de substitution. 

 

Iron-Man, Spider-Man, Docteur Strange

 

Seul Thanos échappe bien heureusement à cette règle, nous permettant de découvrir un « méchant » bien plus complexe que ce que fut à une époque (celle du Gant par exemple) son alter ego des comics nihiliste et amoureux de la Mort. Il en est presque touchant par moment et son but se révélerait des plus altruistes si le moyen pour y parvenir n’était pas si horrible. Quant à ses sbires, ils sont à la hauteur, à la fois mystérieux, puissants et sans atermoiements (aussi bien voir mieux que dans les comics).

 

L'Ordre Noir de Thanos, version comics.
L'Ordre Noir

 

Corvus Glaive
Corvus Glaive

 

De nombreux personnages se côtoient (avec deux absents notables : Antman et Œil de Faucon) et il est évident que tous n’ont pas droit au même traitement ni à la même présence à l’écran. Ma cadette a regretté de voir si peu La Panthere Noire (Chadwick Boseman) alors que j’ai apprécié la « mise en avant » du Docteur Strange (Benedict Cumberbatch) ou celle de Spider-Man qui nous gratifiera d’une scène très émouvante. À noter son nouveau costume bien mieux exploité que son équivalent qu’il porta fut un temps dans les comics. Star-Lord (Chris Pratt) ou Gamora (Zoe Saladana) prennent également leur place, alors que Groot nous fait sa crise d’adolescence. Thor a son importance et croisera Peter Dinklage (Tiron Lanister) incarnant le nain nordique Eitri. Je reste toujours très dubitatif sur la version cinéma très humaine de Vison qui, pour moi, est bien trop éloignée du synthézoide des comics plus froid et logique.

 

DRax, Thor, StarLord, Gamora

 

Selon la recette Marvel Studios éprouvée, l’humour est présent (sans trop en faire cette fois), avec Groot, Drax (Dave Bautista) et quelques duos, tel Tony Stark / Docteur Strange ou Thor / Star Lord. Par contre, comme pour Thor Ragnarok je n’adhère pas à un Bruce Banner comique.

 

Bruce Banner
Hulk ?

 

Quant à la réflexion derrière tout cela, il n’y en a pas, outre le problème soulevé par Thanos, véritable question et difficulté sociétale de l’avenir. Un autre bref moment me semble très fort (même s’il ne dure qu’une ou deux secondes), c’est l’opposition de la volonté incarnée par Captain América à la toute-puissance en la personne de Thanos. Très symbolique.

 

Black Panther, Steve Rogers, Black Widow, Bucky

 

Côté effets spéciaux, ils sont bien là, maîtrisés et efficaces. La fluidité des ajouts du costume de Spider-Man est bluffante.

 

Faucon

 

Les scènes d’affrontements sont juste énormes du fait du nombre de protagonistes d’importance (sans parler des armées du Wakanda ou de la chair à canon de Thanos). Contrairement à ce que j’ai pu lire dans une autre critique, je ne les trouve ni chaotiques, ni trop rapides. Le rythme est bon même si les personnages défilent, l’action est claire et compréhensible. Ce d’autant plus que le scénario à la bonne idée de créer plusieurs zones de combat successives avec différents protagonistes et pas l’ensemble des héros à chaque fois. Même la scène finale (ou presque) se répartit sur 2 lieux différents. Les frères Russo s’en sortent très bien dans la réalisation et le montage dynamique de ces combats massifs ou chaque héros doit trouver sa place.

 

Vision

 

Au total, un film qui nous donne ce que l’on attendait de lui, avec une fin provisoire d’ampleur et gratifié de son habituelle scène post-générique annonçant le prochain protagoniste de l’histoire et prochain film Marvel qui s’intercalera avant Infinity War 2.

 

Bref, Avengers : Infinity War fait le job.

AVENGERS: INFINITY WAR, affrontements de haut niveau.
Tag(s) : #Chronique Cinéma, #Marvel
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