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Cette petite Fanzine à la parution irrégulière nous propose de courtes nouvelles dont la plupart ont souvent une vraie originalité voir une certaine excentricité. C’est le cas de ce numéro 19.

 

Eclats de Reves 19

 

C’est vrai, quoi, chacun son tour de Timothée Rey nous plonge dans un univers de techno-magie à la fois loufoque et poétique. De belles idées comme la libelle-bellule et un monde digne de la folie de la Nef des Fous (BD de Turf chez Delcourt).

 

Ma toute vapeur d’E-Traym nous maintient dans l’étrangeté et sans doute dans la folie au sens clinique du terme. Une nouvelle qui aurait mérité un traitement un peu plus long peut-être pour développer cette idée de création transcutanée.

 

Le Voyageur pendulaire de Dominique Moles aborde la théorie des mondes linéaires (vrai fausse science ?). Un homme et son peut-être double physique ou temporel ? Si j’ai apprécié l’étrangeté du propos, un peu plus de clarté dans l’explication possible m’aurait facilité la lecture.

 

Un sort funeste de Patrick Duclos est un texte court mais très efficace. Une histoire que l’on pourrait rapprocher de la précédente, mais ici pas de science, plutôt une touche de magie. Une vraie bonne idée mêlant plusieurs sujets plus habituels. Difficile d’en dire plus sans casser une partie de l’intrigue. Un texte à mordre à pleine dent.

 

Etrange Gestation de Jacqueline Dumas nous comte la passion d’un homme pour les chaussures (un des thèmes de ce numéro 19). Entre fantastique et folie, un récit très étrange qui ne devrait pas vous laisser indifférent. Vous pouvez aimer ou détester du fait de son bizarre sujet.

 

Des Brodequins pour la paix d’Olivier Boile nous plonge dans le conflit opposant deux tribus (les Zi-Ata et les Nja-Vu) qui se règle par un combat de chef dont le trophée sont les chaussures. Intéressante vision des conséquences de la non-acceptation d’une tradition et de règles ancestrales. Un texte qui demande un effort de concentration pour ne pas s’y perdre et savoir qui et qui malgré le choix de l’auteur d’utiliser un préfixe commun à tous les membres d’une même tribu.

 

L’inspiration de Sébastien Soubré-lanabère part sensu stricto de l’appel à texte pour en tirer un récit d’un auteur en mal d’inspiration sur le sujet donné. Au premier abord ce choix semble effectivement être un palliatif réel à un manque d’inspiration de l’auteur qui tente de broder sur le sujet. Si le texte est un peu long, Sébastien ne se sort pas si mal de la manœuvre qui vaut essentiellement par la chute.

 

 

L’avantage (mais aussi l’inconvénient) d’un recueil est d’y trouver des textes variés que l’on va aimer ou non, mais, dans ce dernier cas, cela reste tout de même une ouverture intéressante vers des univers ou des idées qui nous sont habituellement étrangers.

Dans cet opus 19, il n’y a aucun texte que j’ai détesté. Ma préférence s’en va tout de même vers « un sort funeste » et « c’est vrai, quoi, chacun son tour ».

 

Très envi de soumettre une nouvelle à Eclats de Rêves lors d'un prochain appel à texte, mais ce n'est pas nouveau, reste à le faire !

 

Je vous redonne leur lien : Eclats-de-Rêves

 

Tag(s) : #Chronique Littérature

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