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Apocalypsis est une série qui s’étend sur 5 tomes. Les quatre premiers tomes nous comptent indépendamment les uns des autres, l’histoire de quatre adolescents (17 ans) Alice, Edo, Maximilian et Elias voués à devenir les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse.
  
 
apocalypsis 1 - Alice - Elis Esseriam   apocalypsis 2 - Edo- Elis Esseriam   apocalypsis 3 - Maximilian - Elis Esseriam  apocalypsis 4 - Elias - Elis Esseriam   apocalypsis 5 - Oméga - Eli Esseriam
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Sombre ( ?) destin que voilà car ils vont devoir choisir les 144 000 âmes à épargner. En ferez-vous partie ? interroge l’accroche.
 
Le cinquième tome « Oméga » présentera donc l’inéluctable conclusion et la réunion de ces 4 effroyables (?) adolescents.
 
Aujourd’hui je vous parlerais d’Alice, le cavalier blanc, « premier » tome de la série écrite par l’auteur française Eli Esseriam.
 
Alice Naulin, fille unique d’un couple aimant n’est pas une lycéenne ordinaire, la demoiselle est une surdouée. Loin de lui faciliter la tâche, cette capacité hors-norme la tient à l’écart des autres. On comprend très vite qu’Elle évite aussi ses congénères qu’elle trouve insignifiants, superficiels et inintéressants au possible.
Bref du haut de ses presque 17 ans, elle toise ses contemporains avec suffisance et supériorité. Si ce dédain qu’elle affiche ne peut être qualifié de méchanceté à l’état brute, il n’en est pas moins une intolérance exécrable.
Etonnement c’est ce caractère impossible qui nous la rend intéressante, mais pas forcément sympathique.
 
Joli tour de force de l’auteur qui arrive à nous lier à cette jeune fille. Ce « nous » ne se limite pas à un public adolescent qui est plus à même de s’identifier à un personnage se sentant exclu (le sempiternel ado mal dans sa peau…). Pour les plus âgés dont je fais parti (je n’ai pas dit senior non plus !!), d’une part, Eli Esseriam nous replonge dans nos années lycées (avec plus ou moins de nostalgie et d’amertume), d’autre part, elle nous permet une vision plus extérieure et plus expérimentée du personnage et des événements qui l’entoure à l’aune de nos propres vécus et drames.
Un personnage qui ne devrait laisser personne indifférent.
 
Comme si cette particularité ne suffisait pas, Alice va se voir affubler d’une aptitude bien particulière. Ce pouvoir ou don divin est la manifestation de son côté Cavalier et à partir de là, sa vie va devenir apocalyptique, une descente aux enfers orchestrées.
 
Difficile de parler des thèmes abordés par l’auteure dans ce récit, autre que l’évidence mal-être de l’adolescent qui cherche sa place, passage obligé entre deux mondes.
Pourquoi difficile, car je dévoilerai un peu trop du récit. Disons que le Verbe est au centre de l’histoire. Toutes ces paroles qui blessent, qui font mal et qui peuvent porter à des conséquences les plus tragiques. L’adage « tourner 7 fois sa langue dans la bouche avant de parler » est d’actualité. Le pouvoir des mots (de la plume ?) est concrètement illustré.
 
Ce roman dédié aux jeunes adultes touchera un plus large public.
L’écriture sans concession d’Eli Esseriam dans la peau d’Alice renforce le cynisme et la froideur de la jeune fille. J’attends de voir ce qu’elle fera de son style dans le second tome.
J’aime ce personnage détachée que j’aurai presque pu envier à une certaine époque (révolue ?) et j’apprécie cette antihéroïne naviguant dans un récit sombre et peu optimiste.
 
Une petite déception tout de même, c’est le côté trop prédéterminés des événements. Qui dit Cavaliers de l’Apocalypse dit Dieu, forcément (le Dieu biblique) qui est donc présent dans le récit – comprendre réellement présent. Et cet omnipotent bonhomme semble tout avoir écrit à l’avance, nul échappatoire possible pour Alice. Cette disparition du libre arbitre me chagrine vraiment… mais qui sait l’histoire ne fait que commencer !
 
Un premier tome appétant qui m’a inévitablement donné l’envi de lire la suite, ce qui devrait être prochainement fait. Je ne peux que vous conseiller la découverte d’Apocalypsis avant qu’il ne soit trop tard !!
 
Editions du Matagot, collection Nouvelle Angle => Lien
 
A noter que cette lecture m'a été recommandée,
 
d'une part, par Fred des Histoire sans fin (je reviendrai plus tard sur ce site à découvrir).
Les histoires sans fin
 
et, d'autre part, par cette très sympathique libraire de l'Antre-Monde, une véritable passionnée qui a spécialisée sa librairie dans le fantastique (fantasy, fiction, bit-lit et ésotérisme). A découvrir Rue du Chemin Vert (Paris XI) près du Père Lachaise.
Librairie L'Antre-Monde
 

Un petit mot sur les cavaliers de l’Apocalypse.
 
Apparaissant dans le Nouveau Testament (Chapitre 6 du Livre de l’Apocalypse), ses quatre figures sont au commencement de la fin des temps juste après que Jésus ressuscité ouvre les 4 premiers sceaux.
 
Le premier (Alice ?) monté sur un Cheval Blanc, muni d’un arc incarne le Verbe, la Parole divine.
 
Le deuxième (Edo ?), violent est affublé d’une grande épée, il est Guerre au cheval rouge.
 
Le troisième (Maximilian ?), incarne la privation, il est Famine au destrier noir.
 
Le dernier (Elias ?), à la monture vert pâle, porteur de maladie, il est Mort brandissant sa traditionnel faux.
 
Dieu leur donne pouvoir sur la terre pour exterminer l’homme.
 
On est mal parti…. !
 Les quatre cavaliers de l'Apocalypse 
 
 
 
 
Tag(s) : #Chronique Littérature

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