Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Comme les trois tomes précédents, cet avant dernier tome introduit un des quatre Cavaliers de l’Apocalypse : Elias, le Cavalier Vert, identifié comme étant Mort.

    

liens              liens              liens

Cette fois, usant du pouvoir particulier d’Elias, Eli Esseriam modifie quelque peu son approche même si, dans l’ensemble, nous progressons toujours de la découverte des pouvoirs du personnage à sa confrontation avec ce qu’il est devenu, sans oublier les drames qui viendront le frapper.

Dans ce tome, le récit est moins linéaire puisque ce Cavalier Vert a la capacité d’altérer le défilement du temps allant jusqu’à voyager dans ce continuum. Aussi, c’est à travers les conseils pertinents d’un Elias vieillissant (donc post-Apocalypse) auprès d’un jeune Elias que l’on découvre sa (ses) vie (s) jusqu’au moment présent, situé en fin de lecture.

Encore un pouvoir puissant mais à double tranchant puisqu’il engendre une dégradation d’Elias comme cela est expliqué dès le début, pathologie en filigrane.

Elias est un personnage plus réservé, plus effacé que les précédents, presque maladif qui évolue – à l’instar de l’auteur – dans un milieu hospitalier qui lui donne une vue particulière de la vie, entre fatalisme et réalisme.

Il use de ses pouvoirs depuis son enfance et, comme toujours dans le cas de voyageurs temporels, on peut s’attendre à des paradoxes. Toutefois, ici, Eli Esseriam esquive partiellement cet écueil en usant de la théorie des mondes parallèles, chaque saut générant une nouvelle réalité alternative. Une théorie à la base des uchronies (rarement utopiques dans les faits malgré l’étymologie du mot) de plus en plus usitées en fiction et même "sur"exploitées dans les Comics.

Ces allées-retours, associées aux différentes vies d’Elias peuvent  dérouter (en particulier sur la fin) – qui est qui ? - mais l’auteure maîtrise suffisamment son récit pour que le lecteur s’y retrouve et profite pleinement de l’histoire.

La chronique d’Elias se déroule parallèlement à celle des trois autres cavaliers, même si nous faisons quelques pas de plus en fin de récit vers cet Apocalypse qui, à tout bien réfléchir, ne serait peut-être pas la pire des solutions.

 

Avouons-le, j’ai encore dévoré ce tome, parfaitement écrit, même si j’ai tardé à en faire une chronique, faute de temps.

Il ne me reste (hélas) plus qu’un tome à lire, concluant la série avec l’union des 4 ainsi que la vérité sur l’Apocalypse et le groupe luttant contre les cavaliers.

J’ai, à la fois, hâte d’y être et je recule le moment fatidique où l’Apocalypse passée, il ne restera que le Néant.

Et je me répète une avant-dernière fois :

ne passez pas à côté de cette histoire !

Editions Matagot , collection Nouvel Angle => lien.

Tag(s) : #Chronique Littérature

Partager cet article

Repost 0