Il y avait longtemps que je ne vous avais pas fait part de mon impression sur une BD. Disons que j’en ai lu un peu moins ces derniers temps, mais il m’en reste quelques-unes en stock à apprécier alors même que l’opération « Filles du Soleil » va m’en apporter d’autres.
Voici donc Dwarf, tome 1 Wyrïmir (nom du sanglier) aux Editions Delcourt (sept 2010)
L’histoire est celle d’un nain prédestiné (peut-être) à devenir le futur roi de son peuple. Né marqué, il aurait dû être tué à la naissance par son père forgeron. Mais celui-ci préfère s’enfuir avec son fils dans une forêt sombre réputé maudite, en tout cas fort dangereuse.
Devenu adulte, Öth doit fuir à nouveau les soldats nains qui cette fois le veulent vivants (pourquoi ?). Il va alors se découvrir apte à parler aux animaux qui vont lui révéler son destin hypothétique. Sa rencontre avec les Sylves, ennemis des nains, va le ramener vers les siens.
Si certains éléments sont déroutants (la grenouille, sorte de Garulfo non gaffeur), l’histoire se tient et s’enrichie de pages en pages. De nombreux éléments se mettent en place dans ce premier tome le rendant parfois un peu dense et confus même si au final on s’en sort très bien.
Le peuple sylve est étonnant par son aspect moins habituel qu’ordinaire. Moins raffinées, moins sensuelles, ces « amazones » aux ailes atrophiques (sont-elles fonctionnelles ?) sont une bonne surprise tout comme le Cristal (là je n’en dis pas plus).
Shovin, le scénariste est aussi au dessin où il est tout aussi méritant. J’ai particulièrement apprécié son architecture entre pierres et bois, la forge de la jeunesse de Öth est particulièrement remarquable et la disposition des habitions sylves est très bien trouvée.
Les couleurs de Fogolin se marient parfaitement au trait de
Shovin
Si la couverture de Civiello est magnifique, je regrette qu’elle ne soit pas dans le style du récit. Cela semble être la mode ; mode que je n’apprécie pas puisque du premier coup d’œil (en matière de BD ou Comics) j’aime voir l’art que je vais acheter et pas un autre.
En résumé, ce tome 1 de Dwarf, même s’il n’est pas parfait, est prometteur d’une histoire riche. Son défaut vient sans doute de cette indispensable mise en place introductive aux futurs opus de nombreux éléments d’un monde qui semble foisonnant d’idées.
Une histoire à suivre…..