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PAN

Peter (Levi Miller) est orphelin, persuadé qu’un jour sa mère reviendra le chercher. Or dans cet orphelinat dirigé par des religieuses peu scrupuleuses, les enfants disparaissent. Peter et d’autres seront victimes des kidnappeurs, des pirates venus du Pays Imaginaire (Neverland) travaillant pour le compte de Barbe Noire (Hugh Jackman méconnaissable). Cet horrible personnage se sert des prisonniers pour les faire travailler dans des mines afin de récupérer des minéraux à l’origine de la poudre de fée. Les fées ont disparu et il ne lui reste plus que cette solution.

Dans les mines, Peter croisera Crochet (Garett Hedlund) qui n’a qu’une envie, retourner chez lui. Quand Peter démontrera une capacité provisoire à « voler », il décide de l’utiliser pour s’échapper. Mais ce pouvoir fait aussi de Peter, l’élu d’une prophétie qui menace Barbe Noire. La tentative d’évasion se fera avec l’aide de Mr Mouche (Adeel Akhtar) et les conduira jusqu’aux terres des Indiens où ils rencontreront la fille du chef, Lily la Tigresse (Rooney Mara).

                                                   

Scénarisé par Jason Fuchs et réalisé par Joe Wright, Pan est présenté comme un prequel à l’histoire classique de Peter Pan, contant l’origine de Peter Pan. Cependant, il me semble difficile de retomber sur les personnages (caractères et relations) connus à partir de ce que le film en fait à la fin, en particulier pour Crochet, sauf événement radical. Disons que la suite de Pan pourrait être différente du Peter Pan officiel. Une remarque qui n’est toutefois pas une retenue ou un avis négatif, car, il faut bien le dire, ce Pan est véritablement fantastique.

Outre une histoire originale, le rythme entre action et découvertes progressives des différents éléments du Pays Imaginaire (le crocodile, les Indiens, les sirènes, les fées…) nous emporte dans le récit sans nous lâcher. La 3D est réellement exploitée ; nous obligeant de temps à autre à fermer les yeux pour ne pas se prendre un obus dans la tête. Mieux elle est au service d’une imagerie génialement féérique et déjantée.

                           

En effet, l’un des points forts de Pan est son esthétique. Les décors majestueux passent de la réalité du monde ou de la nature à une consistance presque « fausse » du monde imaginaire. Qu’ils s’agissent de décors réels ou d’image de synthèse, le flashi et les couleurs sont au rendez-vous. Lumineux (sauf les mines bien sûr). Ajouter à cela, des costumes loufoques, et des chorégraphies d’affrontement dignes du Cirque du Soleil est vous avez une petite idée de l’ambiance. Magnifique.

               

Côté casting, Levi Miller avec son teint de porcelaine et ses yeux bleus incarne parfaitement Peter, personnage qu’il avait déjà incarné dans une pièce de théâtre pour lequel il avait eu un prix. Avoir choisi Rooney Mara pour incarner une Indienne est plus étonnant bien sûr (une pétition avec 20 000 signatures s’était d’ailleurs opposée à ce choix), pourquoi ne pas avoir choisi une Amérindienne ? Ceci ne remettant pas en cause son jeu. Si Hugh Jackman est difficile à reconnaître, Crochet quant à lui devient réellement un personnage tout autre, puisqu’il est plutôt un aventurier à la Indiana Jones qu’un Pirate. Étonnant, mais une fois que l’on a évacué notre image du Crochet habituel, ça passe au cœur de cette imagerie très enlevée de l’histoire.

Bref, Pan est une vraie réussite et, même s’il peut sembler un film pour enfants, les adultes le savourent réellement.

                                 

Après ce prequel, vous pouvez très bien vous replongez dans l’iconique dessin animé de Disney, Peter Pan (1953) ou le Peter Pan de P.J Hogan (2003) avec Jeremy Sumpter dans le rôle-titre et Ludivine Sagnier dans celui de Clochette. , et poursuivre par la suite non officielle de Hook avec l’incomparable et regretté Robin William. Vous pouvez aussi vous replongez dans l’atmosphère avec la très belle attraction Peter Pan des Parc Disney (une de mes préférés) et retrouver certains des personnages dans la série télé Once Upon a Time avec, entre autres, Colin O’Donoghue dans le rôle de Crochet.

    

Bien entendu pour découvrir la genèse du Roman, vous ne pouvez pas passer à côté du très beau et émouvant Neverland (2005) de Marc Forster avec Johnny Deep.

Une fois cette tournée faite, pour les plus de 12/14 ans, impossible de passer à côté de la relecture noire de l’histoire avec l’excellente BD Peter Pan de Loisel aux éditions Vent d’Ouest (6 tomes).

Et enfin, revenez aux sources avec le roman Peter Pan and Wendy (1904) de l’Écossais J.M Barrie (1860-1937).

          

Vous l’aurez compris, comme l’une de mes idoles qui s’étaient créé son Neverland, je suis assez fan du personnage de Peter Pan, sans pour autant en avoir totalement le syndrome, même si je me délecte de l’imaginaire.

Tag(s) : #Chronique Cinéma

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