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            Dès le premier abord, ce recueil impressionne par son rapport qualité – prix : belle reliure, couverture en dur et 288 pages, le tout pour seulement 22,50€.

            Mais malgré cela, j’ai tout d’abord hésité à l’acquérir. D’anciens épisodes remettant à l’origine de DC ; pourquoi faire ? Ne suis-je pas un vieux routard ? Au final, je ne regrette absolument pas d’avoir céder, car cette anthologie va prendre une place de choix dans ma "comics-thèque".

 

 

DC-Comics-Anthologie.jpg

 

            Nous retrouvons 16 récits de l’univers DC allant de Superman 1 datant de 1939 à JLA 1 (Renaissance) de 2011, en passant pas quelques incontournables comme les premières origines de Wonder Woman de 1941 ou la rencontre des deux premiers Flash (Jay Garrick de Terre 2 et Barry Allen de Terre 1) de 1961.

 

            Ce parcours se fait à partir d’artistes de renom.

Côté scénaristes citons : Jerry Siegel (créateur de Superman), Dennis O’Neil, Alan Moore, John Byrne, Grant Morrisson, Mark Millar ou Geoff Johns,

Côté dessinateurs : Joe Shuster, Bob Kane, Carmine Infantino, Gil Kane, Neal Adams, George Pérez, Alex Ross, Jim Lee ou Scoot Williams (encreur).

 

Cette revue du monde DC manque peut-être de quelques éléments (mais il fallait faire un choix). L’exclusion de la Légion des Super-Héros est assez légitime car cette série se passe au 31ème siècle. Par contre l’absence d’un épisode des Titans est un peu dommage d’autant qu’ils ont marqués un tournant dans l’univers DC, mais il est vrai qu’ils ne sont pas pour l’instant programmé par Urban Comics qui s’est visiblement (et logiquement) concentré sur les héros qu’ils allaient mettre en avant dans leurs futurs et actuelles publications.

 

Point majeur de DC Comics Anthologie se sont les commentaires faits avant chaque épisode, remettant en place celui-ci dans son contexte général et éditorial. Ajouter à ces commentaires pertinents, des encarts viennent nous exposer brièvement les artistes lié à l’épisode présenté.

Cerise sur le gâteau, le découpage en grandes périodes que reprendra Urban Comics pour la clarté de ses publications librairies s’agrémentent d’une explication de ce découpage et des événements qui le fondent, même si parfois il peut manquer quelques détails (j’en rappelle certains ci-dessous).

 

Cette anthologie nous fait donc traverser :

 

L’Âge d’Or : premiers héros qui deviendront ceux de Terre 2 lors de la naissance des héros modernes, (Argent & Bronze) puis ceux de la deuxième guerre mondiale (avec la JSA) après la fusion des Terres lors de « la Crise des Guerres Infinies » (Moderne) avec la disparition notable de la continuité de Superman de Terre 2.

 

L’Âge d’Argent : techniquement c’est le premier « reboot » de l’univers DC reprenant les héros créés durant la guerre, remis au goût de l’époque (pouvoir souvent plus technologiques que magiques), quelques modifications de costumes et parfois de nouvelles identités (Green Lantern ou Flash). Ils deviendront LES héros de DC de la Terre 1 (Argent & Bronze) qui formeront la JLA.

 

L’Âge de Bronze : voit les scénarios gagner un peu de profondeur et quelques uns engagés (le code de bonne conduite s’assouplit). C’est durant cette courte période que naissent les New God et les New Teen Titans. Les sidekicks prennent de la hauteur et de la profondeur ; ils s’imposent comme héros à part entière, hors de la tutelle de leur mentor dont ils ont souvent une copie faite pour plaire aux plus jeunes, mais qui très vite gagneront un public plus large.

Cette époque se termine par la magistrale saga des « Crises des Terres Infinies » qui a pour but de simplifier l’univers DC et ses multiples Terres, dont les plus connues étaient Terre 2 (l’ancestrale), Terre 1 (la plus développée), Terre S (Famille Shazam), Terre Prime (celle de Superboy) dont certaines sont, à l’origine,  issues du rachat d’autres éditeurs par DC.

De cette saga magistralement dessinée par G. Pérez, il ne reste qu’une unique Terre résultant de la fusion de quelques Terres, les multitudes d’autres ayant été anéanties par l’Anti-Monitor.

Cette Crise est une transition entre deux Epoques.

 

L’Âge Moderne : est une époque où DC se cherche un peu pour réécrire sa continuité et qui va subir de nombreuses crises dont « Zéro Hour » (qui veut réinstaller l’page des héros par rapport à notre époque) puis « Infinite Crisis » (2005-2006) jusqu’à « Final Crisis » et « 52 » qui réinstaurent le multivers avec 52 univers contigüe permettant aussi de ramener dans le giron les personnages de Wildstorm (Stormwatch ou Wild CAT) que DC a racheté.

Les anciens Héros (Or) de Terre 2 (Argent) deviennent les premiers héros ayant existés ; ils ont combattu durant la seconde guerre mondiale avant de disparaître dans une boucle temporelle dont ils seront libérés.

Les héros de Terre 1 (Argent & Bronze) et en particulier la JLA s’inspire de ces illustres prédécesseurs dont la JSA.

Etonnement toutes ces tentatives de réorganisation ou cohérence de continuité ne simplifient pas tant que cela l’univers DC et le retour des héros phares (Barry Allen ou Hal Jordan) à la place de leurs remplaçants ne modernisent pas le propos.

 

La Renaissance : Elle a commencé depuis septembre aux USA et arrivent en France maintenant via Urban-Comics.

Tout commence (ou recommence) avec la saga Flashpoint qui altère complètement la continuité temporelle de DC, recréant l’origine de la quasi majorité des héros, tout en les rajeunissant et effaçant du même coup 70 ans de continuité.

Ce Reboot a un air  d’Ultimate ; une réalité alternative créé par Marvel il ya 11 ans se fondant sur une réécriture de leur univers et existant en parallèle avec leur univers classique. La GRANDE différence par rapport à Ultimate c’est bel et bien que DC efface son univers précédent pour faire table rase et recommencer à zéro (ou presque).

Vingt-et-unième siècle, le monde à découvert pour la première fois les surhommes il y a 5 ans (un peu avant pour la légende urbaine du Batman). La JLA est la seule série qui commence à l’An 0, les autres commençant à l’An 5.

 

JLA-Renaissance.jpg

 

Nous vivons donc une époque exceptionnelle, même jubilatoire si tant est que cette Renaissance soit à la hauteur de ses promesses. Et honnêtement après avoir lu JLA 1 dans cette Anthologie, c’est plutôt prometteur.

 

Je le redis en Conclusion « DC comics Anthologie «  est un INDISPENSABLE du fan ancien ou futur de l’univers DC.

  

Tag(s) : #Comics, #DC

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