L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet nous raconte l'histoire d'un enfant surdoué, à l'intelligence prodigieuse capable d'inventer ce que le film présente une machine à mouvement perpétuel.
T.S (Kyle Catlett) vit dans un ranch du Montana ave un père fan de cow-boys (Callum Keith Rennie), une mère entomologiste acharnée (Helena Bonham Carter) et une sœur aînée archétype de l'adolescente (Niamh Wilson). Il y a aussi Layton (Jakob Davies), son faux jumeau bien plus proche de son père que T.S., acteur plus que penseur.

Fort de son invention, T.S la soumet au concours du Musée Smithsonian de Washington qui lui attribut le prix Baird sans savoir que le génial inventeur est un enfant.
Esseulé dans une famille en perdition suite à un drame familiale, T.S décide de partir chercher son prix et il part en expédition pour Washington, tout seul. Durant ce voyage, il rencontrera entre autre Deux Nuages (Dominique Pinon) qui lui contera l'origine des caducs.
Un voyage qui doit le mener à la célébrité....

Nous retrouvons dans ce film l'esthétique et le sens du détail de Jean-Pierre Jeunet, qui scénarise et réalise ce film tiré du roman de Reif Larsen. Nous retrouvons des décors fouillés et des paysages magnifiques avec cette signature très particulière des couleurs de Jeunet.
L'histoire de T.S est avant tout un conte moderne tout public et ce malgré le drame qui a marqué toute la famille et qui reprendra ses droits sur la dernière partie du film. Spivet parle donc aussi de l'absence et de la culpabilité, même si a posteriori c'est plus l'ambiance et l'atmosphère du film qui nous reste en mémoire et non une réflexion sur des sujets douloureux.

Pour moi, T.S Spivet est un film agréable, à voir en toute simplicité, même si ce n'est pas forcément un film à revoir (sauf peut-être pour la minutie et la richesse des décors et accessoires).
Pour terminer un petit point sur la fameuse machine qui n'est pas une machine à mouvement perpétuel et pas seulement pour la raison qu'indique T.S Spivet dans le film. Une telle machine, si elle pouvait exister (ce qui est impossible), doit fonctionner par elle-même (et indéfiniment) c'est à dire sans source extérieur qui lui apporte en continu de l'énergie pour fonctionner. Or ici, il semble bien que T.S use d'aimants comme source d'énergie....

