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THOR, Le MONDE des TENEBRES.
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Notre dieu asgardien à la sauce Marvel reprend du service pour la troisième fois (si nous comptons Avengers 1).

Après de deux ans de guerre à remettre de l’ordre dans les neuf royaumes, loin de Jane Foster (Natalie Portman), l’élue de son cœur, Thor (Chris Hemsworth) et ses pairs ases se voient confronter au réveil d’une ancienne menace Malekith (Christopher Eccleston). Seigneur des elfes noirs, jadis (du temps du père d’Odin), celui-ci a voulu rendre les neufs mondes à l’obscurité et au chaos en usant d’une énergie toute puissante et volubile « l’Ether ». Les elfes avaient été anéantis sauf Malekith et l’équipage de son navire stellaire, et l’Ether avait été scellé dans un lieu inaccessible.

Mais voilà que les neufs royaumes s’alignent de nouveau créant des passages invisibles entre les mondes. Jane Foster étudiant ces anomalies, se retrouve projeter face à l’Ether dont elle devint malgré elle la dépositaire en faisant une proie pour Malekith réveillé d’un long sommeil et prêt à retenter sa chance pour imposer l’obscurité sur laquelle les elfes noirs régnaient en maître.

Bien sûr il trouvera Thor sur sa route qui aura tout de même besoin de l’aide de son frère Loki qui croupit dans les prisons d’Asgard depuis sa tentative de dominer la Terre (dans Avengers).

                      

Est-il besoin de parler des effets spéciaux qui, à présent, sont bien maîtrisés dans la plupart des films. Il faut saluer l’esthétique sombre et froide des elfes noirs et la beauté lumineuse d’Asgard.

Nous retrouvons une technologie de space-opera (avec des sons à la Star Wars) mêlée aux armes blanches ainsi qu’ à une hiérarchie et un mode de vie féodaux des dieux. Je n’ai rien contre la fantasy urbaine (puisque j’en écris), même si, ici, nous nous en éloignons vers de la space-fantasy plus délicate à mettre en place.

L’histoire assez conventionnel dans son intrigue s’adjoint l’éternel dilemme de Thor partagé entre sa passion pour la Terre (et Jane) et son attachement à Asgard (et Sif, même si cet amour est plus net dans les comics) ; entre son désir et son devoir envers les neuf mondes. Malekith fait un adversaire honorable mais dont le personnage reste bien terne devant Loki.

          

Disons-le tout net, Loki est nettement le plus passionnant de tous (Thor compris malgré ses pectoraux qui émeuvent toujours autant mon ainée). Loki bénéficie du jeu impeccable de Tom Hiddleston qui campe parfaitement l’ambigüité du personnage (si ambiguïté il y a). Il enrichit réellement le film de sa présence et de son charisme perfide ; un charisme dont manque Chris Hermsworth malgré son sourire ravageur (dixit ma fille). Le personnage de Jane Foster reste lui aussi très pauvre et un peu nunuche, loin d’être le meilleur rôle de Natalie Portman.

Si Thor n’est pas un mauvais film, il ne me laissera pas un souvenir impérissable. 

De nombreux ingrédient si côtoient, mais pas sûr que la sauce prenne vraiment, me laissant un goût de brouillon mal fini avec de gros grumeaux indigestes que sont certaines tentatives humoristes : le professeur (Stellan Skarsgard) est ridiculisé (avec entre autre la séquence de Stonenge utilisée deux fois démontrant une mauvaise préparation du synopsis) et des scénettes humoristiques mal venues viennent couper le rythme du combat final.

THOR, Le MONDE des TENEBRES.
Tag(s) : #Chronique Cinéma
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