Par la force des choses ou coïncidence des sorties et de mes fins de visionnages de séries, je vais commencer un petit cycle sur les supers (pensez à vous abonner), à commencer par The Suicide Squad en salle depuis un petit moment.
Pour rappel, je n’avais pas été convaincu par le premier film Suicide Squad, je le suis un peu plus par le deuxième. Mais avant toute chose, je m’étonne que ce film soit seulement déconseillé pour les âmes sensibles et non pas interdit au moins de 12 ans (un minimum à mon avis). Outre quelques scènes gores et bien sanglantes, il est violent, d’autant plus que cette violence est faite dans la joie, la bonne humeur et sans état d’âme. Il ne faudrait pas faire croire à nos chers bambins influençables que frapper, broyer, dévorer ou tuer c’est fun !
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Ceci étant dit, nous découvrons une nouvelle équipe, seul reste de l’ancienne l’implacable Amanda Waller (Viola Davis), Captain Boomerang (Jai Courtney) et la déjantée Harley Quinn (Margot Robbie). Ces deux derniers rejoignent donc un nouveau groupe, dont Javelin (Flula Borg) et le Colonel Rick Flagg (Joel Kinnaman) miliaire en charge. La mission : se rendre au Corto Maltesse où suite à un coup d’État, le nouveau gouvernement qui n’est pas du goût des Américains risque de mettre la main sur un projet d’arme de destruction massive.
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Bien entendu tout ne sera pas aussi simple qu’il y paraît entre les manigances d’Amanda, l’arme de destruction massive et quelques noirs secrets qui permettent de donner au film un tout petit côté subversif.
Tout petit, car le film se résume tout de même à des pouvoirs, de la grosse baston et pas mal d’humour. Un cocktail mis en exergue dès le début avec le débarquement sur la plage d’une équipe de bras cassés et je ne parle pas de TDK (Nathan Fillion). Un cocktail qui fonctionne bien, je dois le reconnaître car on ne s’ennuie pas et The Suicide Squad se dévoile être un divertissement plaisant.
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Le duo de « celui qui a la plus grosse » entre Bloodsport (Idris Elba) et Peace Maker (John Cena) créait un joli fils rouge humoristique jusqu’à sa conclusion inéluctable et presque prévisible (quoique je ne l’avais pas vu venir). Les liens familiaux de Bloodsport apportent un plus au personnage, même s’ils sont assez cousus de fils blancs.
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La presque narcoleptique Ratcatcher 2 (Daniela Melchior) est intrigante et touchante alors que Polka-Dot Man (David Dastmalchian) est… étrange. Et puis il y a King Shark (voix de Sylvester Stallone en VO) à la fois dangereux, terrifiant, mais aussi un peu ridicule tout de même.
Toutefois, dans le ridicule, nous avons Starro, le conquérant, qui est pourtant une vraie menace majeure de l’univers des comics DC qui date de 1960 ! Mais là, c’est une exagération clairement calculée pour être ce qu’elle est : un adversaire à la hauteur de la folie de la Suicide Squad.
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De bons effets spéciaux agrémentent une mise en scène tonique. Le jeu d’acteurs coïncide avec les personnages, sans vraiment nous entraîner dans un réel attachement malgré quelques tentatives d’humaniser la plupart d’entre eux.
Clairement, Bloodsport remplace dans le film Deadshot (un Will Smith peut-être trop cher). Compétences similaires, chef d’équipe presque charismatique, homme noir, personnage d’apparence froid, mais qui cache un peu d’humanité et cerise sur le gâteau une fille comme le Deadshot des comics. Mais avouons-le, le personnage et l’acteur font le job.
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Et puis, il y a Peace Maker… Mais d’où vient ce personnage. C’est une vieille, mais pas si longue histoire.
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Dans les années 60 – l’âge d’or des supers -, il n’y avait pas que DC et Marvel a publié des surhommes, d’autres s’y adonnaient comme Fawcet Comics créateur de Shazzam (nommé alors Captain Marvel), racheté plus tard par DC. Il y avait entre autres, Charlton Comics, qui créa en 1966 The Peacemaker sous les plumes de Joe Gill et Pat Boyette. La même maison fera naître, la Question, le premier Blue Beetle ou Captain Atom. Mais aucun de ces héros n’arrivera à décoller. Ils seront rachetés en 1983 par DC, non sans que la majorité d’entre eux aient aussi inspiré les personnages des Watchmen d’Alan Moore (Peace Maker = Le Comédien / Blue Beetle = Le Hibou ect…)
Malgré ce rachat, Peace Maker reste dans l’ombre, plutôt anti-héro que héros, soldat extrémiste qui n'a pas encore trouvé ces lettres de noblesse.
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