« Rango » - puisqu’il faut déjà lui donner un nom est un caméléon heureux qui s’est construit sa propre vie ; il n’avait guère le choix. Cet acteur en devenir va voir sa vie bouleversée en un instant. Ejecté – au sens propre – de sa douce tiédeur, il se retrouve plongé sous l’étouffante chaleur du désert.
Sa rencontre avec un Tatou qui tient du sage chamanique le pousse à s’y enfoncer un peu plus en quête de son destin et de lui-même. Il débarquera dans la ville de « Poussière » qui porte très bien son nom. Vieille ville oubliée caractéristique de Far West, la bourgade écrasée de chaleur vit ses derniers jours faute d’eau. Ce précieux liquide devenu un véritable or bleu est en pénurie ruinant les habitants malgré l’aide de ce si généreux maire qui rachète les terrains un à un…. Bien sûr il y a crotale – pardon anguille – sous roche !
Rango va-t-il devenir le héro qu’il a toujours rêve d’être ?
Ce dessin animé en image de synthèse (un de plus) et Motion Capture réussit à intéresser petits et grands. Si les enfants y trouvent l’aventure et quelques moments humoristiques, les adultes y voient repris de nombreux clichés du Western Spaghetti de notre enfance : De la ville délabré, aux voleurs un peu ringards, en passant par le duel de la rue principal et la chevauchée, tout est là ou peu s’en faut.
Ma scène préférée est, sans aucun, doute l’arrivée du caméléon dans le saloon, là où il va décider de devenir Rango. L’atmosphère et les trognes des personnages sont fabuleuses. Outre qu’un tel rendu en image de synthèse est tout bonnement magnifique ; il faut reconnaître que les visages et les physiques de ces animaux humanisés permettent en un instant de définir les personnages et de poser l’ambiance, ce qui est d’autant plus remarquable qu’ils sont à la limite de la caricature sans pour autant tomber dans une facile exagération des traits.
Sans être hilarant de bout en bout (et heureusement), la fibre humoristique est omniprésente, l’aventure est là, ainsi que de nombreux clins d’œil entre autres à Johnny Deep et sa carrière (mais le doublage français n’est pas la voix habituelle de l’acteur).
A cela ajouter le propos écologiste sur les risques de pénurie d’une eau mal utilisé, l’avidité de l’homme et la quête de soi est vous avez un film fort agréable.
A voir en famille.