Cette pièce de théâtre écrite par Francis Collignon explore les rapports qu’entretiennent l’homme et la femme avec le désir et au-delà l’amour.
L’auteur part des bases scientifiques des phéromones très importantes chez les animaux pour insinuer que nos attirances ne pourraient être que chimiques. Il joue donc de cela sur un ton léger et humoristique pour réduire une partie de nos comportements à des instincts purement animaux usant de quelques comparaison avec la gente féline entre autres.
Le spectacle est tenu par deux actrices (C. Misbach et MA de Fortville ce soir là) qui s’échangent leurs réflexions et connaissances sur le sujet, voguant peu à peu vers quelques dissertations philosophiques dont Socrate à al secret.
A vous de voir la pièce pour découvrir à quelles conclusions amènera cette dialectique.
On passe un agréable moment entre découverte des vertus « phéromonales », réflexions sur l’Amour et bien sûr humour. Un mélange étonnant.
On pourra reprocher quelques petites choses à cette première écriture. J’aurai aimé que la comparaison humoristique de nos mœurs avec ceux des animaux soit plus étendue, quitte à ce que cela soit au détriment du scientifique.
Dans un autre registre, les deux personnages mis en scène ne sont pas assez plus tranchés ; je trouve leur personnalité et leur rôle trop interchangeables. Une intello et une très superficielle auraient apporté un plus.
Voilà donc une pièce pour un début de soirée sympathique.
Au Théâtre des blancs Manteaux (Paris 4ieme), jeudi, vendredi et samedi à 19h30.