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MAD MAX, FURY ROAD

Georges Miller revient sur Mad Max. Fury Road n’est pas un reboot, mais une suite (ouf !).  Aussi le passé de Max, mort de son épouse et sa tentative de sauver tant d’enfants l’ont marqué. Il est encore plus solitaire et n’a qu’un but : sa propre survie, marqué des spectres du passé (mais je vous rassure pas besoin d’avoir vu les 3 originaux pour suivre). Exit Mel Gibson, remplacé par Tom Hardy

                                              

Pas grand-chose à dire sur le scénario simpliste comme on pouvait s’en douter.

Immortan Joe (Hugh Keays-Byrne) règne en maître sur une cité de roche au cœur du désert. Son trésor inestimable : une réserve d’eau souterraine dans laquelle il peut puiser à l’infini, mais qu’il distribue avec parcimonie. Ce tyran règne sur un peuple de pauvres hères miséreux qu’il tient grâce à cette ressource inestimable qui lui permet aussi d’avoir des cultures. Ses bras droits sont ses rejetons difformes (radiations obligent) et son armée les « wardogs » sont des gros bras décérébrés qui voient en lui un Dieu et qui sont prêts à sa sacrifier pour atteindre le Walhalla. Nux (Nicholas Hoult) est l’un de ces fanatiques.

                

De rares échanges se font avec deux autres cités ( ?), une servant de raffinerie, l’autre de grenier à grains (moulin ?). Aussi des convois partent régulièrement vers l’un ou l’autre, protégés par des wardogs dans des engins armés et renforcés pour se protéger d’autres clans. L’une des conductrices renommées d’Immortan Joe est Furiosa (Charlize Theron). Mais celle-ci décide de le trahir pour suivre ses propres objectifs et aider le harem esclave d’Immortan Joe à fuir ce monstre.

Max se retrouve embarqué malgré lui dans cette histoire et, si son instinct de survie va la pousser à s’allier à Furiosa, il finira par rallier sa cause.

L’histoire se décline donc en poursuites et assauts du convoi dans des rugissements de moteurs, d’explosions et de musique rock.

              

Côté personnages et jeux d’acteurs, il ne faut pas non plus s’attendre à du haut niveau.

Le visage dissimulé par un masque partiel, Hugh Keays-Byrne n’arrive pas à exprimer grand-chose, laissant à l’aspect d’Immortan Joe faire tout le travail, plus impressionnant que charismatique. Finalement ses deux « frères » et en particulier celui qui fera une charge de nuit ont plus de présence que lui.

Tom Hardy avec sa mine de chien battu d’homme qui n’attend plus rien de la vie n’a pas non plus une once de charisme. Max n’a rien d’un meneur, on se demande même où il trouve sa volonté de survivre. Ce n’est pas la dizaine de phrases qu’il doit dire qui lui permette de donner du rôle.

                      

Comparativement Rosie Huntington Whiteley en impose plus dans son rôle secondaire de Splendid, en femme de caractère prête à se battre pour fuir la tyrannie et ce quel qu’en soit le prix.

Nux est l’un des deux personnages les plus intéressants du fait de son évolution qui permet à Nicholas Hoult de jouer sur une palette plus large qui démarre par le fanatique wardog.

                     

Enfin vient Furiosa, seule personnage qui sort du lot dans le film. Plus intéressant que Max, elle bénéficie de Charlize Theron qui donne une véritable force et une profondeur au personnage. Son simple regard est bien plus parlant que bien des mots des autres acteurs. Ouf.

        

Alors me direz-vous, qu’est-ce qui sauve ce film ? Car oui, il vaut quand même le coup d’œil.

 

  1. Pour ceux de ma génération, il s’agit tout de même de la suite d’un film culte qui, en son temps, était innovant (même si le style post-apocalyptique existait déjà dans des romans).
  2. Pour l’esthétisme qui sans nul doute est ce qui m’a entraîné à aller le voir. De ce point de vue, aucune déception. Profitez des deux ou trois touches de vert, car les tons d’ocre, de jaune, de rouille et de brun dominent et apportent magnifiquement l’ambiance. Les passages nocturnes en bleu gris sont tout aussi excellents. La tempête de sable est sublime. Ajouter à cela le travail des maquilleurs, costumiers et surtout des décorateurs avec ces véhicules improbables et travaillés en détails et vous obtenez un ensemble cohérent du plus bel effet.

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  1. Pour l’univers post-apocalyptique qui est y est décrit. L’hégémonie entre tyrannie et déification d’Immortan Joe, les clans des déserts et le mystérieux (et non développé) peuple des marais. Un bestiaire imaginaire qui m’a séduit.
  2. Si je m’attendais à de l’action, ce n’était pas forcément ce qui m’attirait. Et pourtant, si les attaques du convoi Furiosa se succèdent avec une répétition régulière, elles innovent à chaque fois, apportant leur lot de surprises innovantes. Explosions, voitures écrabouillés, collisions, abordages et autres cascades rythment les assauts. Toujours dynamiques, violents et pourtant sans effusions d’hémoglobine, avantageusement remplacé par de la casse de haut niveau. Ajouté à cela une musique tonitruante qui donne le tempo à un suspens souvent haletant et aussi surprenant que cela paraisse, on ne se lasse pas.

                 

Donc oui, au final, j’ai apprécié Mad Max, Fury Road, malgré son scénario, son non-jeu d’acteurs et quelques incohérences, pour sa beauté et son dynamisme.

Moins de 12 ans s’abstenir même si le sang ne coule pas.

Tag(s) : #Chronique Cinéma

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