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The VISIT

Becca (Olivia DeJonge) et son petit frère Tyler (Ed Oxenbould) sont envoyés pour une semaine chez leurs grands-parents qu’ils ne connaissent pas. En effet, leur mère (Kathryn Hahn) s’est fâchée avec eux il y a des années et a rompu complètement les ponts avec eux. Les deux grands-parents (Deanna Dunagan et Peter McRobbie) ont retrouvé leur fille grâce à internet qui a accepté leur demande. Les deux enfants partent donc caméra au poing puisque Becca veut faire un reportage sur cette aventure et au-delà tenter de réconcilier tout le monde. 

                        

Ils arrivent au milieu de la campagne américaine, dans une ferme isolée, sans WiFi ou réseau, découvrant des grands-parents charmants au premier abord, mais qui présenteront très vite des troubles de la personnalité (en particulier la grand-mère) pouvant être liés à leur âge…

Les choses vont pourtant dégénérer.

        

Je ne cacherai pas que je suis assez fan des films de Night Shyamalan (disons la majorité – pas tous) ; The Visit s’il m’a séduit, n’est sans doute pas dans mes préférés tant il est iconoclaste. Il est en effet très difficile de la classer tant les sentiments qu’ils provoquent sont opposés, voire confus.

La tension monte peu à peu dans cette histoire et le comportement étrange des grands-parents devient peu à peu inquiétant – flippant, menant le film vers ce que l’on pourrait qualifier d’un film « d’horreur » au sens d’oppression, de stress et de danger. Toutefois, les situations sont souvent teintées, voire désamorcées d’un humour désarçonnant du fait de l’âge des protagonistes et de leurs réactions décalés.

                                    

À ces deux sensations opposées, s’ajoute, en tout cas sur la première moitié du film, la tristesse que peuvent nous inspirer les deux personnes âgées visiblement atteintes de troubles de la sénilité, pathologies qui frappent certains de nos proches ou de connaissances. La cocasserie de certaines attitudes se mêle alors à cette douleur.

Bref, le film nous tire, voir nous écartèle, dans de multiples directions, nous emportant finalement vers un rire nerveux. Bien entendu, comme dans beaucoup de films de ce réalisateur, un coup de théâtre totalement inattendu vient magistralement redéfinir l’histoire.

Quant à la fin, angoisse et tension assurées.

Soulignons que le film est mené par quatre acteurs de talents, avec une mention spéciale pour Deanna Dunagan qui joue la grand-mère alternant entre normalité et troubles psychotiques… Flippant !

Le fait que tout cela soit filmé par caméra au poing aurait pu me dégoutter (les plans qui bougent en tous sens, je supporte très mal). Heureusement, ici, les enfants posent souvent la caméra pour des plans fixes… Ouf.

                                   

The Visit ne plaira sans doute pas à tous, tant il est décalé, mais je pense vraiment que ce décalage est voulu. À tenter.

Et vous ne verez plus les parties de Yams du même oeil...

Tag(s) : #Chronique Cinéma

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