Antoinette (Laure Calamy) est professeure des écoles (CM2) et elle a fait l’énorme boulette de tomber amoureuse de Vladimir (Benjamin Lavernhe) dont elle est devenue la maîtresse. C’est qu’il est marié et « pire », il est le père d’une des élèves d’Antoinette. Quand celui-ci se voit contraint de changer à la dernière minute son programme de vacance pour partir en famille pour des randos dans les Cévennes, Antoinette décide, à son insu, de l’y retrouver.
La voilà embarquée à découvrir les paysages de ce massif français avec pour compagnon de voyage un âne nommé Patrick à qui elle va confier ses malheurs. Une ballade qui la mènera à la rencontre de Vladimir, mais aussi de son épouse Eléonore (Olivia Côte).
Après la complexité de Tenet, voici un film simple, sans effets spéciaux, qui nous ramène à l’individu.
Laure Calamy (actrice que j’aime bien) trouve un rôle proche de celle qu’elle incarne dans 10% (où je l’ai découvert), mais bien moins hystérique. Amoureuse dans le doute, triste d’une relation très certainement sans avenir s’accroche à son âne et au soutien qu’elle peut parfois avoir au détour d’un gîte. Note particulière à l’adorable couple avec Idriss (Denis Mpunga) qui lui contera l’histoire de Robert Louis Stevenson et de son épouse rencontrée dans les Cévennes.
Si Olivia Côte est peu présente à l’écran, elle fait sensation ; du sourire à la dureté froide et implacable.
Et puis il y a Patrick, le confident à l’intuition juste qui mène le destin : prendre du recul, de la distance avec sa vie, voilà peut-être la moral de ce film. Prendre le temps.
Cette comédie romantique nous fait voyager dans de très beaux paysages, tel un retour à la nature et sans doute à des valeurs plus pures. Amusant et sympathique, Antoinette dans les Cévennes mettra en pause salutaire les citadins que bon nombre d’entre nous sommes.
/image%2F0552540%2F20200919%2Fob_656d26_1991149799-antoinette-dans-les-cevenne.jpg)
/image%2F0552540%2F20200919%2Fob_c8e2e7_4.jpg)