Retour en arrière pour The King’s man avec cette première mission.
Voilà un divertissement d’aventure plutôt bien réussi. Moins déjanté, gadgétisé et tonitruant que les deux autres films de la série (Chronique du 1 - Chronique du 2) , il séduira peut-être un peu moins les fans des premiers King’s man. Pour ma part j’ai apprécié ce ton plus sérieux, mais aussi plus dramatique.
Le film commence d’ailleurs par un drame des années plutôt alors que Conrad (Harris Dickinson) est encore enfant. Cet événement est fondateur pour le Duke of Oxford (Ralph Fiennes), père de l’enfant. Il va déterminer sa ligne de conduite future, en particulier vis-à-vis de son fils Conrad qu’il va surprotéger, même quand celui-ci devenu adulte veut s’engager alors que la Première Guerre mondiale vient d’éclater.
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Le film retrace avec une certaine fidélité l’événement déclencheur qu’est l’attentat de Sarajevo contre l’archiduc Franz Ferdinand (28.06.1914). Fidélité bien entendu détournée pour mettre en valeur nos futurs héros. De même, il va placer des figures réelles de l’époque avec leur mythologie telle Grigori Rasputin (Rhys Ifans), personnage haut en couleur et en mystères dans le film encore plus que dans la réalité. Presque trop marquant puisqu’il reste plus mémorable que le véritable adversaire. Pour revenir aux figures réelles, juste un petit conseil, restez à vos places jusqu’à la fin du générique…
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Outre l’action prenante et parfois aux conséquences inattendues, le film est bien sûr teinté d’humour, pas aussi burlesque que dans King’s man I et II, mais en parfaite adéquation avec le ton du film. On pourra apprécier les différents dirigeants de pays, tous trois cousins et tous trois joués par Tom Hollander, mais aussi les conjurés aux traits caricaturés et leur mystérieux chef.
Toutefois le film explore aussi le rapport père / fils, la responsabilité, également le devoir envers son pays et l’horreur de la guerre (ici des tranchées).
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Les différents éléments forment un ensemble équilibré qui donne au film un bon rythme, des découvertes et rebondissements, le tout entraîné par les musiques de Matthew Margeson et Dominic Lewis. La photographie est au niveau avec quelques paysages magnifiques et la réalisation de Matthew Vaugh donne le la.
Si l’affrontement contre Rasputin demeure pour moi un best of de « duel » tonique, acrobatique, innovant et amusant, ce n’est pas le seul point fort de King’s man, première mission comme vous le découvrirez. Et bien sûr le film instaure le mythe et les règles de la future organisation King's man.
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Distrayant, je vous le recommande sans hésiter.
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