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L’Ham’Edaïs est la langue commune à l’ensemble des êtres fées peuplant Faérie. Il existe quelques variantes ethniques en particulier dans les intonations et la façon d’exprimer certains sons. Mais il s’agit plus d’accents agrémentés de rares mots spécifiques. Ces dérivés restent donc compréhensibles par tout féérique.

La seule exception notable est le langage plus rauque et moins chantant qu’est le S’eug-am (combinaison des deux racines s’eu et ham) pratiqué exclusivement par les un’seuglil, les sombres féériques. Si les règles grammaticales dérivent de l’Ham’Edais, la grande majorité des mots sont si modifiés qu’ils en deviennent incompréhensibles pour les autres féériques.

Tout féérique est capable de comprendre et de parler la langue que pratique un humain en sa présence. Le phénomène est presque instantané. Par contre cette connaissance disparaît dès que l’Edaïs n’est plus avec un humain parlant ce langage. Ce don ne s’applique pas au S’eug-am, ni à l’écriture. De rares Edaïs ont appris quelques mots humains et d’encore de plus rares à lire un peu.


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L’Ham’Edaïs est avant tout un langage oral et rares sont ceux qui peuvent le lire encore plus rares ceux qui peuvent l’écrire. C’est une langue presque chantée dont les intonations et les modifications de tonalités entrent en jeu dans la compréhension du message en introduisant les sentiments de l’orateur dans ses phrases. Par écrit, les symboles utilisés sont souvent colorés pour exprimer ces mêmes sentiments et parfois altérer en taille ou en forme. Les variations sont donc infinies.

Ramené à du monochrome et selon une rigueur humaine, l’écriture de l’Ham’Edaïs se rapproche de ce que l’on peut trouver en page 7 du premier tome, une traduction phonétique est possible (voir le tome 2) et indispensable avant d’accéder à une traduction complète (voir le tome 3) qui, hélas, perd beaucoup de sa richesse.

 

Les mots sont une combinaison d’idéogrammes ajoutés de lettres complémentaires venant densifier et enrichir l’idée de base sous-tendu par la (ou les) racine (s) du mot. Des élisions sont également possibles afin de rendre la sonorité plus agréable.

 

Ainsi la racine S’eu qui porte en elle la notion de « Sombre », « obscurité » ou  « lugubre » se retrouve dans des mots comme :

        S’eulijeñ, signifiant obscurité.

        Un’seugli, indiquant l’ensemble des sombres féériques d’ethnie ou de choix.

        S’eug-am, qui est donc le langage spécifique aux un’seuglil.

        S’euganaet, dont la traduction simplifiée serait « né de l’ombre » qui regroupe l’ensemble des races affiliées aux côtés sombres des féériques. Avec parmi eux les gobelins, orcs, kobolds ou râbles.

 

Voilà pour ce premier article sur le sujet, d’autres racines, suffixes et règles grammaticales de l’Ham’Edaïs viendront prochainement enrichir ce petit lexique.

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Tag(s) : #Le Cycle de l'Eveil
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