Le Dernier Maître de l’Air est un film de Monsieur Night Shyamalan, adaptation du dessin animé Avatar (rien à voir avec le film éponyme).
Après avoir écrit ma trilogie du Cycle de l’Eveil, difficile pour moi de ne pas aller voir un film fondé sur la maîtrise des 4 éléments.
Donc acte !
Avec ce film, nous sommes loin des autres réalisations de Shyamalan : Sixième Sens, Signes ou Phénomène pour ne citer qu’eux. Ici pas d’intrigues mystérieuses ou ésotériques, ni de grands messages humanistes (quoique).
Le dernier maître de l’air est avant tout un divertissement adressé à un jeune public.
Donc ne cherchez pas midi à quatorze heure et laissez vous juste porter par l’histoire et l’action.
Le monde est gouverné par quatre royaumes correspondant aux quatre éléments : Air, Eau, Terre, Feu (qui rime avec belliqueux bien sûr). La paix y était maintenue par les esprits du monde spirituel (même s’ils ont une incarnation matérielle). Leur seul intermédiaire était l’Avatar se réincarnant vie après vie, unique individu capable de maîtriser les quatre Eléments (non ce n’est pas Fabian…). Mais voilà, il y a cent ans de cela, l’Avatar a disparu, laissant libre court aux visées impérialistes du Royaume du Feu.
Disparu, non pas ! Prisonnier des glaces. Et le film commence par sa libération des mains d’une jeune Maîtresse de l’Eau épaulée de son frère.
Commence alors la quête de l’Avatar pourchassé par la Nation du Feu.
Le Maître de l’Air ne restera sans doute pas dans les mémoires comme un grand film, mais il reste plutôt plaisant.
Le scénario est assez répétitif, et le jeu des acteurs est assez médiocre. La voix française de la jeune Maîtresse de l’Eau est catastrophique (je ne sais pas ce qu’elle donne en VO) tirant le personnage vers le bas. Cependant Le jeune acteur jouant Suko (fils déchu du Roi du Feu) s’en sort plutôt bien – son personnage étant, de loin, le plus intéressant. Quant à son oncle, son jeu est parfait, charismatique et sage, en père de substitution.
Justement dans l’histoire on pourra retenir deux choses, deux dilemmes :
- Celui d’Aang qui doit choisir entre sa destinée d’Avatar et son aspiration à une vie ordinaire. Peu développé, il est tout de même bien évoqué.
- Celui de Suko, malaimé de son père, déchue par celui-ci qui, pour pourvoir retourner chez lui et restaurer son honneur, doit lui ramener l’Avatar (rien de moins). Pour ce faire, il doit aller contre sa propre personnalité (il a visiblement un bon fond) ; mais ne ferait-il pas pour regagner l’amour de son père ? L’avenir (car une suite s’impose) nous dira s’il est prêt à se renier lui-même pour plaire à son père (Je n’ai guère de doute sur ses choix futurs, il faudra bien qu’Aang se trouve un maître pour lui enseigner le Feu).
Outre l’histoire, il faut reconnaître que la manipulation dansée des éléments est pas mal faite et les combats, sans être spécialement innovants, sont attractifs (même si un peu répétitifs comme je le disais). Les effets spéciaux sont corrects, même si certains décors manquent un peu de crédibilité.
Quant à la 3D, d’après ce que j’ai pu en lire, elle est inutile. Je l’ai vu en 2D et cela m’a semblé tout à fait suffisant (faites des économies).
Si vous aimez l’héroic-fantasy, la magie et une touche d’aventure, vous pouvez emmener vos enfants voir « le Dernier Maitre de l’Air » sans risquer de vous ennuyer ou pire de trouver tout cela ridicule. Néanmoins il vous faudra laisser de côté votre rigueur d’adulte, ce qui ne fait pas de mal de temps à autre.