A tout dire, nous n’allions pas pour voir cette pièce, mais avec 1heure de retard, nous avons du nous rabattre sur celle-ci, sans regrets.
Première découverte : Le Théâtre des Blancs Manteaux dans le Marais.
Petit (tout petit théâtre) en cave, « Ambiance intimiste », sympa.
La pièce en elle-même était agréable et souriante avec des bons moments de rire.
Une jeune femme (Céline Holynski qui a aussi écrit la pièce) vient de se faire larguer par son mec de 25 ans et découvrir qu’elle est enceinte, le tout à la veille de ces 30 ans. Grosse déprime en vue, besoin d’être seule… oui mais débarque à l’improviste deux amis un peu barrés et pas toujours connectés du cerveau comme ils disent (lui encore moins).
Ce qui, a priori, aurait s’annonçait comme une pièce humoristique avec réflexions et « débats » sur un sujet plus ennuyeux tournent de suite au rocambolesque.
Sans être un jeu omniprésent, le public est par moment intégré au jeu des acteurs dans une interaction dynamisante. A vrai dire, je suis vraiment rentré dans la pièce au tiers après le concours de « ta mère ».
Je pense que « Les bons Cons font les Bons amis » pourraient être un cran au-dessus sans les quelques traits d’humour un peu gras, niveau « caca-prout-je parle la bouche pleine » qui peuvent émailler la pièce.
De même, le jeu très extraverti d’Erwan Téréné aux grimaces à la Jim Carrey arrive beaucoup trop tôt (dès le début en fait) dans l’histoire. Je pense que le personnage gagnerait en intérêt s’il y avait plus de retenue au début pour aller progressivement vers cette folie qui lui semble propre et son côté clairement inverti trop établi dès le départ.
Pour ma part j’ai trouvé le personnage principal joué par céline Holynski plus intéressant que les autres puisqu’il dispose d’un panel d’émotions plus larges à exploiter durant la pièce. Quant à mon épouse, elle a préféré le talent d’acteur de Claire Toucour jouant la bonne copine, aimant bien mangé et sachant jouer l’intimidation.
Un atout majeur de cette pièce sympathique est la complicité évidente entre les acteurs et le flou qu’ils organisent savamment dans leur jeu ne permettant pas de savoir quand il s’agit du texte « officiel » et quand il s’agit d’improvisation.
Une soirée agréable (si on exclue les bouchons et l’impossibilité de téléphoner à notre fille Romane pour ses 9 ans – bises ma puce) que vous pouvez poursuivre par un tour dans le quartier fort vivant le soir et où, si vous le désirez, vous pourrez sans aucun doute faire des rencontres.