Depuis quelques années déjà, l’univers Marvel s’est scindé en deux : d’une part nous avons l’univers classique que tot le monde (ou presque) connaît), d’autre part nous avons l’univers Ultimate. Ce dernier est une version alternative des héros traditionnels dans une réalité parallèle (autre brame diraient les scientifiques) ; des origines plus récentes et un monde plus évolutif.
L’univers Ultimate se compose de 4 séries :
> Ultimate Spider-Man avec un Peter Parker plus jeune dont la tante May est plus dynamique et au courant de son secret.
> Ultimate X-Men où l’on retrouve des versions alternatives de certains X-Men avec une évolution marquée du groupe selon les événements.
> Ultimates, une autre version des Vengeurs où Thor n’a effectivement été considéré comme un Dieu que depuis peu, mais où là aussi Henry Pim avait créé des robots Ultrons pour aider le SHIELD.
> Ultimate Fantastique Four avec des versions aussi plus jeunes des 4 fantastiques tirant leur pouvoir, non pas d’un voyage dans l’espace, mais de l’ouverture d’une brèche dans les réalités par Red Richard dont le génie engendrera catastrophes sur catastrophes.
A noter que dans cette réalité Nick Fury est un homme noir, comme dans les films qui s’inspirent énormément de l’nivers Ultimate.
La version Deluxe d’Ultimatum regroupe Ultimates Saga 1 (dec 2007), Ultimates 31 à 35 (2008) et Ultimatum (2009) qui forment un ensemble.
L’ensemble des héros se retrouvent dans cette histoire pour se confronter aux conséquences de la mort de la Sorcière Rouge, memebre des Ultimates avec son frère Vif Argent.
Ultron, Magnéto, Fatalis, Hulk, les Mauvais Mutants sont au rendez-vous ainsi que des catastrophes « naturelles » au niveau planétaire dont un raz de marée géant sur New-York, résidence de l’ensemble des héros.
Qui tire les ficelles ? Je ne vous en dirai rien puisque c’est là le ressort principal de l’histoire avec des manipulations dans les manipulations. Un système à tiroirs qui au final, même si les rebondissements sont intéressants, peut manquer de crédibilités : la tête pensante finale ayant dû envisager l’action des divers niveaux de protagonistes.
Reste que cet album nous réserve de l’action et des événements au détour de chaque page et ne nous laisse pas de répit. Difficile de le lâcher en cours de route. Ultimatum pousse la logique éditoriale de cette série presque dans ces retranchements avec des morts en série chez les uns comme chez les autres en redéfinissant l’univers Ultimate. Comme prévu, Ultimatum marque la fin d’une ère pour ce monde ; le nouveau départ viendra après (d’autant plus qu’en France, en mars, les différentes séries vont s’unir en un unique bimestriel).
Evidement ce qui ne gâche rien, c’est la qualité graphique de l’ouvrage, un magnifique travail de T.Charest, J. Madureira ou D. Finch pour ne citer que les dessinateurs avec au scénario C.B. Cebulski et le remarquable Jeph Loeb.
Même si les novices de l’Univers Ultimate pourront se perdre un peu dans les différences parfois très notables avec l’univers Classique, la lecture d’Ultimatum n’est pas insurmontable ; et, pour les habitués, c’est là un événement incontournable.